Voici celui qui tient la corde pour décrocher la présidence du MR

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Les gouvernements wallon et de la fédération Wallonie-Bruxelles formés, il est maintenant temps pour le MR de se trouver un nouveau chef. Charles Michel prendra en effet ses fonctions de président du Conseil européen le 1er décembre prochain. Une élection interne devrait trancher d’ici là.

Willy Borsus, tout juste ex-ministre-président de la Wallonie, était vu comme le favori pour succéder à Charles Michel. Mais les négociations au sud du pays en ont décidé autrement: le Cinacien rempile en Wallonie où il devient ministre de l’Economie.

La Libre a pu savoir qui faisait maintenant office de favori. Il s’agit de l’actuel ministre fédéral de l’Agriculture et des PME: Denis Ducarme. Il avait déclaré qu’en cas de pas de côté de Willy Borsus, il se saisirait de l’opportunité. Voilà qui est fait: “Depuis plusieurs heures, je reçois des appels très positifs à ce sujet au sein du parti. La voie est ouverte pour un débat interne. Les signaux sont au vert. Toutefois, je souhaite travailler dans l’écoute et dans la concertation afin que la transition au MR se déroule dans le dialogue.”

epa/Denis Ducarme (MR)

Car il n’est sans doute pas le seul candidat. On cite souvent Georges-Louis Bouchez qui pourrait apporter une nouvelle dynamique au parti. Il ne détient aucun portefeuille ministériel et n’est pas député. Il a été recasé au Sénat, une activité qu’il peut aisément combiner avec la présidence du MR. Il n’a toutefois que 33 ans, rappelons-le.

Durant les négociations, les noms de Jean-Luc Crucke, Pierre-yves Jeholet ou encore Sophie Wilmès ont tourné. Mais le premier est désormais ministre wallon du Budget et des Finances, le deuxième a pris la tête d’une institution dont il souhaitait le démantèlement, tandis que la 3e espère sans doute décrocher une fonction au fédéral, elle pourrait même remplacer Charles Michel en tant que Premier ministre si un gouvernement n’est pas formé d’ici le 1er décembre. Enfin pour rappel, Didier Reynders a décroché son fameux poste international en tant que Commissaire à la Justice.

A moins que le MR ne sorte un lapin de son chapeau, on ne voit pas vraiment qui d’autre pourrait remplir la fonction.

Période de transition

Le mercato des présidents de parti bat en tout cas son plein. Les militants Ecolo devrait adouber leur nouveau duo Nollet-Maouane ce dimanche, après avoir soutenu en nombre la montée d’Ecolo dans les gouvernements du sud du pays.

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Du côté du PS aussi, la prise de fonction d’Elio Di Rupo à la ministre-présidence wallonne devrait redistribuer les cartes. Le Montois aime porter plusieurs casquettes, mais avec son rôle au fédéral, il y en a surement une de trop. L’heure de Paul Magnette? Circulez, il n’y a rien à voir. Aucune communication à ce sujet pour l’instant.

Du côté du cdH, Maxime Prévot a succédé à Benoît Lutgen. Et le Namurois a déjà commencé à prêcher la nouvelle parole des humanistes que l’on pourrait résumer par cette phrase qu’il nous avait glissés lors d’une interview: “Une bonne idée n’a pas de couleur politique”. Un tournant macronien déjà critiqué, mais Prévot peut voir venir durant les cinq prochaines années.

Enfin du côté du PTB, pas de changement. Si Peter Mertens est toujours le président officiel du parti national PTB/PVDA, Raoul Hedebouw reste la figure de proue et porte-parole omnipotent.

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