Même dans les étendues sauvages américaines, les “pluies de plastique” ravagent l’environnement

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Même dans les coins les plus paumés des États-Unis, des chercheurs ont retrouvé des tonnes de microplastiques dans les eaux de pluie. Et ce même à des kilomètres et des kilomètres de toutes activités humaines. Inquiétant.

Outre ses immenses villes, les États-Unis sont composés de gigantesques étendues sauvages où l’on retrouve très très peu d’activités humaines. Mais ce n’est pas pour autant que ces zones échappent à la pollution. Car oui, les microplastiques sont partout: dans les océans, dans les montagnes les plus isolées et même dans la pluie…

Des chercheurs américains ont en effet analysé l’eau et l’air dans le grand ouest américain, une zone préservée et extrêmement sauvage. Les résultats sont alarmants: pendant leurs 14 mois d’analyses, il a plu 1.000 tonnes de microplastiques dans ces zones préservées. C’est tout simplement l’équivalent de 120 millions de bouteilles en plastique. On peut donc imaginer que de tels résultats pourraient être découverts dans d’autres régions du monde, tout aussi aussi sauvages.

Au gré du vent

Les chercheurs ont utilisé deux méthodes pour être le plus précis et complet possible. Ils ont ainsi étudié les retombées de microplastiques dans deux contextes différents: par temps sec et par temps humide. Un collecteur s’ouvrait uniquement par temps de pluie et un autre ne s’ouvrait que par temps ensoleillé. Ce deuxième collecteur servait en fait à récolter le microplastique entraîné par le vent.

Ils ont ainsi pu remarquer que les particules plastiques emportées par le vent sont bien plus petites que celles que l’on retrouve dans la pluie. Mais dans les deux cas, la grande majorité de ces particules sont issus de matières textiles: 66% dans le collecteur humide et 70% dans l’autre. Ainsi, chaque jour, ce sont 132 microparticules de plastique par mètre carré qui se déposent sur le sol sauvage américain. Et cela ne va pas s’arranger avec le temps puisque l’organisation Ocean Conservancy estime qu’en 2025, il y aura une tonne de plastique pour trois tonnes de poissons dans les océans.

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