Coronavirus: La Chine censure Plague Inc, le jeu où l’on doit propager une maladie

En matière de censure, la Chine s’en sort plutôt pas mal. Et en pleine crise du Coronavirus, elle est encore plus réactive. Ainsi, elle a décidé de censurer Plague Inc, un jeu basé sur les maladies.

Il y a quelques semaines, on te parlait de Plague Inc, un jeu devenu hyper populaire grâce ou à cause du Coronavirus. Et pour cause: il s’agit d’un petit jeu où le joueur doit faire en sorte qu’une maladie se propage le plus vite possible et tue le plus de gens possible. Ça peut paraître brutal et malsain comme ça mais le jeu a quand même des aspects éducatifs. Même si le studio du jeu dit le contraire, le jeu permet de comprendre comment un virus comme le COVID-19 puisse passer de la Chine à la Corée puis jusqu’en Europe etc.

Et un jeu comme ça, ça ne plait pas trop à la Chine, pays où est apparu le Coronavirus. Résultat, l’éditeur de Plague Inc, Ndemic Creations a annoncé dans un communiqué que son jeu avait été retiré de l’App Store parce qu’il « inclut du contenu qui est illégal en Chine ».

Pas plus d’explications

Et ça s’arrête là. On ne sait pas vraiment ce qui pose vraiment problème dans ce jeu si ce n’est qu’il est basé sur la propagation d’un virus. Autrement dit, la Chine a censuré le jeu sans se justifier. Même le studio du jeu ne connait pas les raisons précises de cette mise sur la touche. En tout cas, Ndemic Creations compte bien remédier à ça.

Nous travaillons très dur pour tenter de trouver un moyen de redonner accès au jeu aux joueurs chinois […] mais en tant que petit studio indépendant britannique, les chances sont contre nous. Notre priorité immédiate est d’essayer de prendre contact avec l’administration chinoise du cyberespace afin de comprendre ses préoccupations et de travailler avec elle pour trouver une solution.

NDemic Creations via un communiqué

Depuis le début de la propagation du virus, la censure en Chine bat son plein. Par exemple, faire une publication ou commenter quelques choses sur les réseaux sociaux concernant le virus peut rapidement mener à une arrestation. Un homme avait mis en lumière le manque de réaction du gouvernement face à la menace du virus. Il s’est retrouvé dans un commissariat à se faire interroger.

Mais l’exemple le plus parlant est celui de ce médecin chinois nommé Li Wenliang, mort du coronavirus au début du mois. Il était le tout premier médecin chinois à signaler l’ampleur de l’épidémie sur les réseaux sociaux. Les forces de l’ordre chinois l’ont arrêté le 3 janvier dernier pour « diffusion de fausses informations » et « troubles à l’ordre social ». Il est depuis devenu un martyr sur les réseaux sociaux chinois.

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