Désormais en Europe, les jeux vidéo devront obligatoirement annoncer la présence de loot boxes

Unplash

A l’heure actuelle, difficile de trouver un jeu vidéo qui n’exploite pas le précieux filon des loot boxes, ces caisses de butin au contenu aléatoire qui s’apparente finalement aux jeux d’argent. Vu les nombreuses dérives de ce système, les éditeurs vont désormais être forcés d’indiquer si leur jeu contient des loot boxes, du moins en Europe.

Quand on parle de loot boxes, on pense directement à FIFA et ses packs de joueurs sur Ultimate Team ou à Counter Strike: Global Offensive et ses caisses renfermant des skins d’armes qui peuvent valoir plus de 1.000 euros pièce. La forme change mais le principe est le même: payer pour du contenu aléatoire. Ce contenu peut soit te rendre plus fort sur le jeu (comme sur FIFA), soit il peut être purement cosmétique comme les skins d’armes ou de personnages.

Ces loot boxes peuvent être très problématiques, surtout pour les plus jeunes qui volent la carte de crédit de leurs parents pour s’acheter des dizaines de boites et ainsi devenir plus fort, ou plus stylé. Car comme au casino, les loot boxes peuvent devenir très addictives grâce à l’adrénaline qu’elles provoquent, surtout quand on chope un Cristiano Ronaldo sur Ultimate Team. Mais quoi qu’on en dise, on tombe très rapidement dans le malsain et ce n’est pas pour rien que les loot boxes sont désormais interdites en Belgique.

PEGI se met à jour

Désormais, les éditeurs de jeux vidéo seront dans l’obligation d’indiquer sur la boite du jeu que ce dernier contient des loot boxes ou de “l’achat d’items aléatoires”. Comment? Grâce à un nouveau logo PEGI (Pan European Game Information), tu sais les petites icônes qui t’indiquent si un jeu est violent, vulgaire ou horrifique et qui préconisent l’âge minimum requis pour un jeu. Du coup, un nouveau logo va faire son apparition sur les boites de jeux vidéo.

Les loot boxes sont une forme particulière d’achats optionnels dans le jeu. Elles concernent toutes les offres d’achat de biens numériques ou de services dans le jeu pour lesquelles les joueurs ne savent pas exactement ce qu’ils obtiennent avant l’achat. Selon le jeu, ces articles peuvent être purement cosmétiques ou avoir une valeur fonctionnelle

PEGI

Plus d’ambiguïté

Attention, ce nouveau logo devra être apposé sur chaque boite de jeu même si les loot boxes peuvent s’acheter avec le monnaie virtuelle du jeu que l’on amasse au fil des parties. Cela empêche les développeurs de contourner la législation en proposant tout de même des loot boxes qui s’achètent grâce à ces monnaies virtuelles qui, bien souvent, peuvent s’acheter avec de l’argent réel.

PEGI suit ainsi l’exemple de son homologue nord-américain de l’ESRB (Entertainment Software Rating Board), qui propose un dispositif similaire pour les États-Unis, le Canada et le Mexique.

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