Qui pour reprendre la présidence du MR après le départ de Charles Michel?

epa

Charles Michel restera Premier ministre, président du MR et négociateur en chef jusqu’à sa prise de fonction au Conseil européen, le 1er décembre.

5 mois. C’est le temps qu’il reste à Charles Michel sur la scène nationale belge. Après, il devra prendre ses fonctions à la présidence du Conseil européen et aura fort à faire. L’Europe est divisée et fait face à la montée de nombreux populismes. Sans parler du Brexit qui ne sera sans doute pas réglé d’ici là.

Mais en Belgique, il va laisser aussi un sacré vide dans son parti, lui qui a repris récemment la présidence à Olivier Chastel (MR). Les candidats à sa succession ne sont pas légion, même si on peut déjà dégager certains profils.

A commencer par Didier Reynders. Il a déjà occupé cette fonction de 2004 à 2011. Mais il parait peu probable que le Liégeois de naissance reprenne ce rôle. Il a de plus grandes ambitions, lui qui est passé à côté d’une haute fonction internationale, au contraire de son meilleur ennemi. Il est aussi en pôle pour reprendre la fonction de Premier ministre si un gouvernement fédéral n’est pas formé d’ici là.

Deux clans et une surprise

Si ce n’est pas Reynders, ce sera peut-être l’un de ses fidèles. On peut citer ici les Wallons Jean-Luc Crucke et Pierre-Yves Jeholet, tous les deux ministres sortants et à l’image rassembleuse.

Ou alors Charles Michel peut verrouiller son influence et placer l’un de ses proches. On pense à Willy Borsus ou Sophie Wilmès, ministre du Budget, certes un peu en difficulté sur la fin de son mandat mais qui a une image sérieuse. Elle est aussi considérée comme compétente et à l’avantage d’être une femme.

Georges-Louis Bouchez, la surprise du chef?

Ou alors la surprise du chef: Georges-Louis Bouchez. Qui ne serait en fait pas vraiment une surprise. Charles Michel lui a fait confiance lors de la campagne en le propulsant porte-parole. Avec une certaine réussite: ses attaques répétées contre Ecolo lui ont sans doute coûté quelques points. Il est jeune et pourrait redynamiser un parti en perte de vitesse. Il n’a également pas de poste électif malgré plus de 16.000 voix de préférence aux dernières élections. Georges-Louis Bouchez ne s’en est pas caché en tout cas sur les réseaux sociaux. Il est chaud.

La course est d’ores et déjà lancée.

Articles sponsorisés