Dour, jour 2: Orelsan embrase la plaine, les “papys” de Cypress Hill et Laurent Garnier assurent toujours autant

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Si Moha La Squale a joué les chauffeurs de salle la veille, avec des festivaliers qui comptent bien camper là les 5 jours, la majorité des arrivants devait encore se mettre dans le bain. Le premier gros nom de ce Dour 2019 devait performer sur la Last Arena. Et Orelsan n’a pas déçu, à défaut d’être hors norme. Ses deux aînés ont été fidèles à eux-mêmes.

Ce Dour 2019 démarrait dans une mauvaise ambiance. A$AP Rocky, grosse tête d’affiche US, est resté coincé à Stockholm. Parait qu’il a quelques soucis avec la justice. Mais la météo mitigée annoncée a très vite laissé place à un soleil radieux.

Saveurs d’été

Dour a cette particularité de te faire sentir en vacances dès que tu en franchis le seuil. Le temps que les derniers campeurs s’installent et plantent leurs piquets de tente dans un sol marqué par la canicule, et tout le monde s’affaire sur le site.

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Mais contrairement à l’année dernière, l’orga avait prévu le coup. Tentes d’ombre aménagées, constructions et quelques arbres plantés, le nouveau site offre certes plus d’accessibilité, mais il peut vite se transformer en fournaise. En 2018, les festivaliers n’avaient que les éoliennes pour se protéger. Un nécessaire ajustement donc.

Vince Staples lance les hostilités. Le public débarque en masse, se chauffe. Chacun pense à s’abreuver, le temps de retrouver quelques potes plus vus depuis longtemps. Français, Belges francophones et néerlandophones s’y croisent loin des polémiques, avec quelques accents anglophones aussi. L’ambiance monte.

En attendant la première grosse tête d’affiche, on fait un rapide tour du site et on chope au passage les premières pulsions drum and bass de la Redbull Elektropédia. On s’y retrouvera plus tard. Place d’abord à Orelsan sur la Main Stage. Tout de blanc vêtu, celui qui a grandi à Caen se sent chez lui en Belgique. Spécialement à Dour, c’est déjà la 4e fois qu’il vient. Basique, la Pluie, Défaite de famille, même parfois deux fois, les hits s’enchaînent.

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Les fans récitent chaque phrase du rappeur sans hésitations, les curieux apprécient et se prennent au jeu. Orelsan mouille le maillot et distille un humour plutôt cynique, pendant plus d’une heure. Il est en territoire conquis.

Mais Orelsan a cette qualité qui fait aussi son défaut sur scène. Sa simplicité et sa timidité rejaillissent sur sa prestation scénique. Tout y est mais il manque un petit peu de folie. Pour l’anecdote, quelques heures avant sa prestation, il était en coulisses avec quatre festivaliers chanceux. Difficile de faire un mec plus normal, aucune prise de tête.

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Les papys font de la résistance

Nous voilà donc chauffés à bloc à défaut d’avoir tout donné. Cela allait être chose faite avec l’arrivée de l’autoproclamé “King of marijuana”. Nous avons nommé, B-Real, principale voix de Cypress Hill. Difficile d’avoir un menu plus copieux, absolument tous les classiques y sont passés. Les plus jeunes semblaient tout aussi enchantés que les plus vieux. Cypress Hill est universel et ne prend pas une ride.

Et puis, cerise sur le gâteau, un autre papy a fait son retour à Dour. Laurent Garnier a rameuté du monde dans l’étroite Petite Maison De La Prairie. L’ambiance était tout bonnement incroyable, le Dj était en communion avec son public. Tant mieux, les caméras tournaient pour le futur documentaire sur sa vie.

Bref, une très agréable mise en bouche. Ce Dour 2019 a démarré sous les meilleurs auspices. Au tour de Vald, Youssoupha, La Jungle et autres joyeusetés de prendre le relais.

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