N-VA, CD&V et Open VLD veulent former le gouvernement flamand Jambon I, et se présenter comme un bloc au fédéral

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Après de longues tergiversations, c’est finalement la suédoise qui tiendrait la corde au nord du pays. Il s’agit idéologiquement de la coalition la plus cohérente, mais les partis qui la composent font tous partie du club des perdants. Il faudra une plus grande coopération et un leadership fort. Mais c’est bien Jan Jambon (N-VA) qui deviendra ministre-président et pas Bart De Wever (N-VA).

Bart De Wever peut remercier John Crombrez, président des socialistes flamands. Car il a convaincu le sp.a de rentrer dans les négociations, allant jusqu’à remettre en cause la suédoise qui était l’option privilégiée dès le lendemain des élections.

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Ce flirte bien réel a placé Bart De Wever en position de force par rapport à ses deux anciens partenaires. Le CD&V d’abord, qui a dû faire des concessions, mais aussi les libéraux, dont l’annonce d’un gouvernement qui se ferait sans eux les a rendus nerveux. Une manière d’arriver à un accord le plus proche des revendications de la N-VA.

Il est vrai que la coalition suédoise précédente n’a pas connu un chemin tout rose. Manque de fidélité, bâtons dans les roues, la tension a été vive durant les cinq dernières années. Il fallait donc un accord plus solide, plus de cohésion et tout simplement moins de conflits.

Quelles conséquences sur le fédéral?

Finalement, Bart De Wever a opté pour une logique confédérale en accordant la priorité à la Flandre. Il se présentera sans doute en bloc avec la suédoise, comme ce fut le cas il y a cinq ans. Le risque d’une bourguignonne était trop grand, les nationalistes auraient trop dû dépendre des socialistes et des libéraux.

Si cette coalition suédoise se forme (sans doute la semaine prochaine), ce n’est pas une bonne nouvelle pour le gouvernement fédéral. La suédoise n’a plus de majorité avec le seul MR. Le CDH out, Ecolo et PS ayant depuis longtemps avoué qu’ils ne voulaient pas gouverner avec la N-VA, l’impasse sera totale. La présence des socialistes flamands aurait peut-être changer la donne.

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Nous souhaitons d’ores et déjà bonne chance aux deux informateurs royaux. Ils devront concilier inconciliable, une formule arc-en-ciel (socialistes-écologistes-libéraux) parait bien difficile, car elle placerait la Flandre en minorité, or avec la perspective d’une suédoise au nord, on en prend vraiment pas le chemin.

La balle est dans le camp des socialistes francophones essentiellement. Une piste mènerait à une grande coalition qui regrouperait les partis des deux coalitions du nord et du sud du pays. La suédoise au nord donc et l’arc-en-ciel au sud (Si Ecolo en est). Reste la question de savoir comment ça fonctionne dans la pratique.

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