Accro à Internet? Il y a désormais un centre de réhab en Corée du Sud

Accro à Internet? Il y a désormais un centre de réhab en Corée du Sud

Qui ne s’est jamais rendu compte à quel point l’horloge tourne vite quand on est sur Internet? On surfe d’une page à l’autre sans penser au temps qui passe. Ça vous semble familier? Alors prudence parce qu’être accro à Internet, c’est une maladie. 

La Corée du Sud est un pays ultra-connecté. D’ailleurs en 2015, selon l’Union internationale des télécommunications, ce pays était le plus connecté du monde. Ce n’est donc pas étonnant qu’en primaire, les enfants ont des smartphones ou encore que la distribution est si bonne qu’il est possible de regarder la télévision en live dans le métro. Alors que chez nous, il est encore difficile de capter les ondes dans le métro ou quand on passe sous un pont en train ou en voiture! Mais si la Corée du Sud est tant connectée, c’est que ses habitants le sont tout autant. Et pour certains, c’est devenu une véritable maladie.

On connaissait les centres de réhabilitation pour les toxicomanes et les alcooliques, voici maintenant la réhabilitation pour les accros du net. Ceux qui ne savent plus se passer de smartphone, ordinateur, tablette et tout ce qui peut servir à surfer sur la toile.

Selon le directeur du centre pour les jeunes accros au Web, situé près de Muju, au coeur du pays, le gouvernement est responsable de cette nouvelle addiction. En promouvant l’informatique et les nouvelles technologies, le gouvernement a développé lui-même cette maladie. C’est pourquoi il tente à présent de trouver des solutions. Il a notamment mis en place la ” loi Cendrillon “. Elle impose un couvre-feu aux adolescents de moins de 16 ans pour qu’ils ne puissent plus jouer en ligne après minuit. Une loi que les jeunes ont rapidement appris à contourner.

L’enjeu est de taille

Et ce n’est pas une mince affaire qui touche la Corée du Sud. Selon des études, environ 10% des jeunes coréens sont dépendants à Internet. Un chiffre des plus alarmants. Pour faire revenir ce montant à la baisse, des camps de réhabilitation existent. Celui près de Muju a ouvert ses portes l’année dernière. En un an, quasi 5.000 ados accros ont intégré le camp. “J’ai menti à propos du nombre d’heures que j’ai passées sur le net” ou encore “je trouve ça plus chouette d’être sur mon téléphone qu’avec mes amis et ma famille”. Oui, ces jeunes ont un sacré problème. Ils ne parviennent d’ailleurs souvent plus à vivre avec les autres et sont bien plus à l’aise dans leur vie virtuelle.

Ces camps de réhabilitation sont donc là pour les remettre sur le droit chemin, celui de la réalité. Là, les ados participent à des activités pour réapprendre à vivre en communauté tout comme l’escalade ou encore la guitare. À côté de ça, ils apprennent également à gérer leur stress.

Mais l’addiction reste une maladie et ces jeunes ne se rendent donc pas toujours compte que ce traitement est pour leur bien. Combien de téléphone de rechange le personnel du camp n’a pas déjà retrouvé dans les valises des ados? Ou combien d’entre eux n’ont pas tenté de s’échapper pour se rendre dans le cybercafé le plus proche Ça vous rappelle quelque chose? Oui, vous aussi, vous êtes peut-être passés par là quand vous étiez guides ou scouts… Mais ça, c’est une toute autre histoire.

Source : The Washington Post

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