14.000 tonnes par seconde: au Groenland aussi, la glace fond à une vitesse dramatique

14.000 tonnes par seconde: au Groenland aussi, la glace fond à une vitesse dramatique

De nouveaux chiffres sur l’évolution de la fonte des glaces terrestres au Groenland montrent qu’en 2012, plus de 400 milliards de litres d’eau ont fondu dans la mer. C’est une quantité quatre fois supérieure à celle de 2003. Une preuve supplémentaire que notre planète se réchauffe plus rapidement que ne le pensaient les scientifiques jusqu’à présent.

C’est la deuxième enquête alarmante sur la situation actuelle de l’Arctique qui sort ce mois-ci. La première, un rapport annuel du gouvernement américain sur l’Arctique, rapportait que la couche de glace la plus épaisse et la plus ancienne de l’Arctique avait diminué de 95% au cours des trente dernières années.

Seulement, ce n’est pas uniquement la glace du pôle Nord qui est en danger. Il apparaît que la glace terrestre au Groenland fond plus rapidement que prévu. Les scientifiques mettent en garde contre le danger que cela représente dans un rapport publié cette semaine. Ils s’attendent à ce que l’eau qui se jette dans la mer contribue de manière significative à la montée du niveau de la mer au cours des deux prochaines décennies.

Plus que l’Antarctique

La fonte des glaces dans la région de l’Arctique contribue donc davantage à l’élévation du niveau de la mer que celle de l’Antarctique, même si la quantité de glace présente sur ce continent situé autour du pôle Sud de la Terre est beaucoup plus importante.

Autour des deux pôles, la vitesse à laquelle la glace fond a considérablement augmenté ces dernières années. De nouveaux chiffres sur l’évolution de la fonte des glaces terrestres au Groenland montrent qu’en 2012, plus de 400 milliards de litres d’eau se sont retrouvés dans la mer. C’est quatre fois plus que la quantité qui s’est retrouvée dans la mer en 2003.

Pourquoi le problème est sous-estimé

Si la quantité d’eau a augmenté, c’est, entre autres, parce que des petits glaciers ont également commencé à fondre davantage à l’intérieur des terres. Ces calottes glaciaires n’avaient pas été comptabilisées dans le passé au moment de mesurer la fonte des glaces. Le nouveau rapport confirme ce qui était déjà ressorti des rapports précédents en 2018: l’élévation du niveau de la mer et la hausse de la température de l’eau dans l’Arctique auront un impact plus important que prévu sur le réchauffement de la planète.

Si la région arctique ne se refroidit plus suffisamment, c’est parce que la chaleur du soleil réfléchie par l’épaisse couche de glace se retrouve prisonnière des eaux de l’océan. Les scientifiques soulignent que cette tendance ne peut être stoppée que si les émissions de CO2 sont réduites très rapidement dans le monde entier. L’élévation du niveau de la mer est considérée comme l’un des effets les plus évidents du réchauffement climatique et l’une des plus grandes menaces pour l’homme.

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