Voici les 7 meilleurs documentaires produits par Boiler Room en 2018

Voici les 7 meilleurs documentaires produits par Boiler Room en 2018

Boiler Room s’est fait connaître dès 2012 en filmant des soirées techno un peu sélect et en diffusant les vidéos sur Internet. La chaîne compte aujourd’hui plus de 600 millions de vues et pèse dans le domaine de la musique. Une part de son travail est moins connue mais elle vaut tout autant la peine d’être vue: les documentaires. Voici ses 7 meilleurs de 2018 (en anglais).

1. Comment survit la fête dans les Philippines de Duterte

Depuis que Rodrigo Duterte est à la tête des Philippines, la répression policière est devenue extrêmement violente, faisant des milliers de morts. Dans le viseur du président philippin, se trouvent des dealers et des criminels mais également les toxicomanes et les individus aux moeurs un peu trop débridés. Or, moeurs débridés et fête sont deux paradigmes qui se marient généralement bien ensemble.

« Il y a trois millions de drogués [aux Philippines]. Je serais heureux de les massacrer », a déclaré Duterte en 2016. Depuis, environ 20.000 personnes sont mortes dans cette campagne. Boiler Room a posé sa caméra à Manille, la capitale de ce petit pays du Pacifique, pour voir comment survit la fête au milieu d’un climat aussi tendu. On y rencontre des artistes locaux comme Eyedress, Owfuck, BP Valenzuela ou encore Teenage Granny.

2. L’impact de l’immigration sur la musique dans le monde

Que se passe-t-il lorsque des migrants amènent le son de chez eux dans le pays qui les accueille? Quel impact sur la création musicale cela entraîne? Comment la musique permet quelques fois de briser les frontières du racisme? Boiler Room s’est penché sur la question avec sa série de documentaires Migrant Sound, qui raconte comment la musique a permis aux immigrés de se faire une place au sein du pays accueillant.

« Célébration juvénile de la migration et de son impact sur la musique et la culture britanniques », cette série en quatre épisodes croise des témoignages de migrants avec des images actuelles pour, comme Boiler Rooùm indique sur son site, « permettre une narration émotionnelle » de « la culture des migrants ».

3. Les histoires oubliées du clubbing queer de Manchester

« Dans les années 1980 et 1990, la scène des clubs queer de Manchester était concentrée autour de Flesh et de son club numéro 1, The Hacienda. Avec l’aide de la série télévisée à succès Queer as Folk, la scène gay de la ville a fait son entrée dans le grand public à la fin des années 90″, décrit Boiler Room.

Cet épisode est le premier d’une série sur la scène du clubbing queer de Manchester d’il y a 20 ans. Il raconte les difficultés qu’a rencontrées ce mouvement, notamment lors de la promulgation de la fameuse Section 28, une section d’une loi homophobe. Celle-ci stipulait qu’il ne fallait pas « promouvoir intentionnellement l’homosexualité ou publier des documents dans l’intention de promouvoir l’homosexualité », une loi qui allait à l’encontre du mouvement queer donc.

4. La violence de la Drill Music est-elle compatible avec la Bible?

La Drill Music est une sous-catégorie de hip-hop connue pour ses textes hyper violents et sombres, le genre de musique qui se fait bannir de YouTube pour ses paroles et autant que pour ses visuels. En Grande-Bretagne, la Drill Music a été associée aux gangs de criminels, à la débauche et aux crimes de rue par de nombreux politiciens.

C’est un style de musique qui est à l’opposée de ce que prône officiellement la religion chrétienne. Ça fume de gros pétards devant la caméra, ça pose des freestyles en s’avalant de grandes goulées de bourbon et ça fait tout ça en bandes inquiétantes et capuchonnées. Comme dans un tas de clips de rap. Sauf que les mecs de la drill ont la capacité de pousser les cols blancs à se pisser dessus. Bref, ils sont vus comme de grands méchants, et pourtant, certains utilisent cette musique pour tenter de ramener les jeunes vers Dieu…

5. « La science du son » expliquée avec des images bizarres

En partenariat avec Genelec, la marque d’enceintes professionnelles, Boiler Room produit ici une série de documentaires visant à expliquer comment se propage le son des machines jusqu’aux neurones.

Ces films en 16 mm explorent les concepts de production essentiels et sont présentés par Lorenzo Senni, Caterina Barbieri & Not Waving.

« Chaque animateur présente pour la première fois un nouveau matériau dans un format conçu pour communiquer les phénomènes de production musicale au moyen d’un langage audiovisuel ludique et psychédélique. Mélange de graphismes animés surréalistes, d’esthétique hollywoodienne des années 70 et d’un narrateur scandinave érudit, la série offre un renversement stylistique sur le monde figé des tutoriels de production archétypaux. Un nouveau guide convaincant pour les musiciens en herbe », explique Boiler Room.

6. Le parcours incroyable de Wizkid, de Lagos jusqu’à Londres

Wizkid s’est fait connaître à l’internationale avec son morceau Come Closer, sur lequel Drake vient poser sa voix. Mais avant ça, c’était déjà un artiste important au Nigéria, ses compositions de néo-afrobeat pour grand lover faisant trembler les murs des clubs à 9ja.

Boiler Room retrace le parcours de ce kid nigérien sortie de l’église pour pointer en flèche jusqu’à la sphère des superstars internationales. Le docu remonte à ses débuts dans la localité de Surulere, au Nigéria, pour glisser jusqu’à son concert à guichets fermés au célèbre Royal Albert Hall, à Londres.

7. Les soirées de techno underground en Palestine

Il est loin le temps où Boiler Room posait sa webcam dans une after sur les toits de Londres où Nightmare on Wax faisait chauffer les platines. Aujourd’hui, la boîte envoie ses caméras dans les zones en conflit pour voir comment survivent les fêtards. Et l’une de ces zones où l’on s’attend le moins à croiser des fans de grosses basses et de rythmes accélérés, c’est la Palestine. C’est pourtant bien là que Boiler Room a filmé une rave assez incroyable.

Tout a commencé avec le collectif de musique palestinien Jazar Crew. Ce dernier organisait des soirées undergournd à Haïfa, qui se présentaient comme une alternative à la scène des clubs mainstream d’Israël. « Grâce à Internet, ils ont noué des contacts avec un artiste à Ramallah, en Palestine, et ont défié le mur de séparation pour se rendre en Cisjordanie et organiser des événements avec les DJ techno Sama et Oddz, ainsi que des membres de la scène de hip hop et trap, avec des collectifs comme Saleb Wahad et Bltnm », explique Boiler Room. Le docu présente le quotidien de ces artistes pendant une semaine jusqu’à finir sur des scènes de fêtes étonnantes.

Bonnes fêtes!

Articles sponsorisés