Record battu: 31,2°C enregistrés dans le cercle polaire Arctique en plein mois de mai

Record battu: 31,2°C enregistrés dans le cercle polaire Arctique en plein mois de mai

Le monde à l’envers. Si en Belgique l’été se fait attendre, dans le cercle polaire Arctique on se dore la pilule. En effet, un record de température a été enregistré: 31,2 degrés alors que la concentration en CO2 n’a jamais été aussi forte dans l’atmosphère. 

En Belgique, l’été fait son nid petit à petit après un week-end de neige au début du mois. Mais si tu veux des grosses chaleurs et un grand soleil c’est dans le su…le nord qu’il faut aller. Eh oui, aussi fou que cela puisse paraître, dans l’extrême nord de la planète, on crève littéralement de chaud. Vois par toi-même: ce samedi 11 mai, on a enregistré un nouveau record de température à proximité du cercle polaire arctique.

“Une chaleur exceptionnellement précoce a en effet été observée en Russie, du Kazakhstan à la mer Blanche et à l’Oural, faisant tomber des records pour une première et même deuxième décade de mai”, rapporte ainsi Météo France. En chiffres, cela donne ici: le thermomètre affichait 31,2 degrés à Koynas (Oblast d’Arkhangelsk), situé à 65° N de latitude, tout près du cercle polaire. Tandis que dans le sud de la Russie, le mercure est carrément monté jusque 34 degrés. Préoccupant.

Une année exceptionnellement chaude

Ces températures s’expliquent par une zone de haute pression centrée sur l’ouest de la Russie. Cette vague de chaleur s’explique également par les fluctuations de ce qu’on appelle le “courant-jet”, un tube de vent très fort soufflant entre 200 et 300 km/h. Ainsi, cette année a battu tous les records en matières de chaleur. Au Groenland par exemple, la saison des fontes des glaces a commencé un mois plus tôt que les années précédentes. En Alaska, plusieurs rivières ont vu la glace hivernale se briser à la date la plus précoce jamais enregistrée.

En bref, ce mois d’avril 2019 rentre dans l’histoire comme étant le deuxième mois le plus chaud jamais enregistré pour l’ensemble de la planète. Tout cela coïncide étrangement avec un nouveau record de concentration en CO2 dans l’atmosphère terrestre. On a en effet atteint les 415,26 ppm (parties par millions) de dioxyde de carbone dans l’air, un record depuis au moins 800.000 ans voir 3 millions d’années. Pour mémoire, le taux moyen de CO2 dans l’air était de 393 ppm en 2012 et 400 ppm en avril 2014 dans tout l’hémisphère nord, soit 0,04 % de la composition de l’atmosphère. Mais tout va bien qu’on vous dit!

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