Le Japon quitte la Commission baleinière internationale et reprendra la pêche commerciale dès juillet 2019

Le Japon quitte la Commission baleinière internationale et reprendra la pêche commerciale dès juillet 2019

Le Japon le menaçait, il est désormais passé à l’acte: le pays s’est retiré de la Commission baleinière internationale pour reprendre la pêche commerciale des baleines. Les organisations écologistes ont d’ores et déjà condamné cette décision. 

On le sentait arriver vu les dernières menaces du pays, mais c’est désormais chose faite: le Japon va quitter la Commission baleinière internationale (CBI) et reprendre la pêche commerciale de la baleine. L’activité devrait reprendre d’ici juillet 2019. Ainsi, le Japon rejoindra la Norvège et l’Islande dans le club très fermé des pays qui pratiquent toujours la pêche de la baleine à des fins commerciales.

Cependant, le Japon promet de ne pas s’aventurer dans les eaux de l’Antarctique ou de l’hémisphère sud. La pêche sera « limitée aux eaux territoriales et à la zone économique exclusive du japon » a déclaré le représentant de l’exécutif nippon Yoshihide Suga. Le Japon avait fait de la reprise de la pêche une priorité. En septembre dernier, les Japonais avaient déjà menacé de quitter la CBI quand celle-ci leur interdisait de reprendre la pêche. Le pays avait même essayé de présenter un texte à la Commission qui visait à faire coexister la préservation de l’espèce et la pêche commerciale. Le texte avait été rejeté.

Tradition nippone

Suite à cet échec, le Japon avait menacé de quitter la Commission. Quelques mois plus tard, c’est désormais chose faite. Cette décision ravira la frange nationaliste du pays qui estime que la pêche à la baleine fait partie des traditions nippones.

En tout cas, les organisations écologistes ont déjà réagi à cette décision du Japon. « Il est clair que le gouvernement tente de faire passer cette annonce en douce à la fin de l’année, loin des projecteurs des médias internationaux, mais le monde n’est pas dupe », a commenté dans un communiqué Sam Annesley, responsable de la branche japonaise de Greenpeace. « La décision du Japon est en décalage complet avec la communauté internationale, et fait fi de la nécessité de protéger nos océans et ces créatures majestueuses. »

Dans tous les cas, le Japon n’a jamais vraiment stoppé la pêche. En effet, le pays exploite une faille dans le moratoire de 1986 qui autorise la pêche pour des recherches. Mais la chaire des cétacés finit sur les étales des marchés et dans les estomacs des Japonais.

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