Left Right
scrollTop top

La sonde Solar Orbiter a assisté à sa première éruption solaire et nous gratifie d’une belle vidéo


© YouTube screenshot/ESA

En février dernier, l’Agence Spatiale Européenne (ESA) et la NASA envoyaient sa sonde Solar Orbiter pour admirer notre beau Soleil sous toutes ses coutures. L’occasion pour la sonde d’observer et de filmer sa toute première éruption solaire.

Le soleil, comme la plupart des astres célestes, est tout à fait fascinant à observer et à étudier. C’est pour cette raison qu’en février dernier, la NASA et l’ESA envoyaient une nouvelle sonde, la Solar Orbiter, pour nous permettre d’en apprendre plus sur l’étoile nous permettant de vivre sur Terre.

Et contre toute attente, elle a directement fait son taff en observant et en filmant une éruption solaire alors que la sonde se trouvait à environ 77 millions de kilomètres de l’étoile.

Un « heureux hasard »

Eh oui, les scientifiques de la NASA et de l’ESA ne s’attendaient absolument pas à observer si tôt un tel phénomène. En effet, lorsque la sonde a observé cette éruption, elle se trouvait derrière le soleil par rapport à la Terre. Les scientifiques n’avaient pas du tout prévu d’obtenir des données à ce moment-là. Car normalement, l’atmosphère du soleil empêche les communications quand les sondes se trouvent à l’arrière du soleil. Mais entre temps, les antennes satellites sur Terre ont été améliorées et cela a permis à l’équipe de scientifiques de récupérer les données de Solar Orbiter plus tôt que prévu.

Pour rappel, une éruption solaire est également appelée « éjection de masse coronale ». Il s’agit en fait de sortes de nuages magnétisés qui se propage dans le milieu interplanétaire. En gros, ce sont des milliards de tonnes de plasma et de particules chargées électriquement qui s’échappent l’étoile. Lorsqu’elles sont importantes, ces éruptions peuvent même avoir des effets sur notre planète. Par exemple, en 1989, une éruption solaire a privé le Quebec d’électricité pendant environ 9 heures. Mais plus simplement, les éruptions solaires sont souvent à la base des magnifiques aurores boréales. Tu l’as compris: c’est un sujet d’étude fascinant et c’est d’ailleurs la raison de vivre de Solar Orbiter. Alors, observer un tel phénomène aussi tôt après sa mise en orbite est une véritable aubaine.

Le Soleil de plus en plus actif

Solar Orbiter n’est pas la seule sonde à observer notre étoile. En effet, d’autres vaisseaux ont pu observer ces éruptions: le satellite PROBA-2 en orbite autour de la Terre (ESA), la sonde spatiale SoHO (Observatoire solaire et héliosphérique) en orbite autour du Soleil (Nasa et ESA), ainsi que STEREO-A (« Observatoire des relations Soleil-Terre ») également en orbite autour du Soleil (Nasa).

Mais pourquoi autant d’instruments pour observer le Soleil? Il y a une raison assez simple. En fait, le Soleil entre dans un nouveau cycle solaire qui durera 11 ans. Ce qui signifie que les éruptions solaires vont s’intensifier au cours des prochaines années pour atteindre un pic en 2025. Solar Orbiter sera là pour y assister et en attendant, elle va se rapprocher de l’étoile comme aucune autre sonde auparavant pour nous permettre de mieux observer et analyser les pôles du soleil. Et le pire, c’est que tous ses instruments de mesures ne tourneront à plein régime qu’en novembre prochain. Pour l’instant, la sonde est toujours en train de prendre ses marques tandis que la NASA et l’ESA se préparent à capture les plus belles éruptions solaires en bien meilleure résolution.

Lire aussi:


Ces articles pourraient aussi vous intéresser…