Vivement le Mondial: deux joueurs français ont été victimes de cris racistes lors du match Russie-France

Vivement le Mondial: deux joueurs français ont été victimes de cris racistes lors du match Russie-France

En plus de la menace du hooliganisme, les supporters qui se rendront en Russie pour la Coupe du monde devront faire face au racisme. C’est en tout cas ce que l’on peut conclure au lendemain du match amical opposant la Russie et le France. Les Français Ousmane Dembélé et Paul Pogba ont été victimes de cris racistes dans le stade de Saint-Pétersbourg qui accueillera quatre matchs en juin prochain. 

Chouette soirée pour les joueurs de l’équipe de France mardi, puisqu’ils ont déroulé face à la Russie et sont rentrés avec une victoire 1-3 dans les valises. Mais cette soirée n’a pas été de tout repos pour tout le monde. C’est le cas d’Ousmane Dembélé, le petit prodige français évoluant au FC Barcelone.

L’attaquant a en effet été victime de cris racistes provenant du public russe qui, on le rappelle, accueillera des supporters du monde entier en juin prochain. Même chose pour Paul Pogba qui a eu droit à ses cris de singe au moment de toucher le ballon.

Un racisme bien ancré en Russie

La question du racisme est un véritable fléau dans le monde du football russe qui se prépare à accueillir le plus gros évènement footballistique de la planète. Pour te donner une idée de l’ampleur du problème, le réseau anti discriminations “Fare” a recensé pas moins de 89 incidents liés au racisme sur la saison 2016-2017 de D1 russe.

Par exemple, les supporters du Spartak Moscou se sont illustrés en balançant des chants racistes à l’encontre du gardien brésilien du Lokomotiv Moscou. Résultat, une partie des supporters ont été interdits de stade mais cela semble ne pas suffire. C’est pareil en Belgique: les supporters de Bruges avaient fait parler d’eux en visant des joueurs du Standard. Une amende et des interdictions de stade plus tard, le racisme subsiste toujours.

Mais le problème, c’est que la problématique du racisme ne semble pas gêner les Russes. Le sélectionneur de l’équipe nationale a balancé une déclaration plutôt folle sur la chaîne de télé brésilienne Globo TV: “Je ne pense pas que nous ayons du racisme sur une échelle qui doit être combattue.” Pourtant, il nous semble normal que le racisme, qu’importe “l’échelle” doit être combattu, non? Entre hooligans et racisme, cette Coupe du monde s’annonce palpitante. Mais pas pour les bonnes raisons.

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