Trop fort: des scientifiques ressuscitent le quagga, un cousin du zèbre disparu il y a cent ans

Trop fort: des scientifiques ressuscitent le quagga, un cousin du zèbre disparu il y a cent ans

On peut désormais apercevoir des quaggas gambader en Afrique du Sud. Improbable alors que ce cousin du zèbre a disparu à la fin du XIXe siècle. Une équipe de scientifiques a travaillé près de trente ans pour parvenir à ressusciter le quagga en faisant se reproduire des zèbres moins rayés que les autres.

Le quagga ressemble très fortement à un zèbre ayant perdu une partie de ses rayures, avec une couleur brune sur l’arrière-train. Le dernier représentant de cette espère est mort au zoo d’Amsterdam, en 1883. Cent ans plus tard, ils sont de retour sur notre planète.

Une méthode naturelle

Les scientifiques ayant réussi cette prouesse ont utilisé une méthode naturelle. Ces trente dernières années ils ont simplement fait se reproduire des zèbres des plaines moins rayés que leurs congénères. Pourquoi? Car les zèbres et le quagga partagent le même ADN, à quelques rayures près.

Cela a permis de concentrer les gênes “sans rayure” et a donné une cinquième génération qui ressemble au quagga. Ces trente dernières années, près de 100 spécimens ont vu le jour grâce à ce projet. Ils sont 6 à être considérés comme de vrais représentants des quaggas et gambadent paisiblement dans la vallée de Riebeek, en Afrique du Sud.

Un coup de pub pour certains

Ce projet a malgré tout été critiqué. Certains y voient un coup de pub de la part de ces scientifiques, accusés aussi d’aller à l’encontre de la nature. Eric Harley, l’un des membres de ce projet, a répondu aux critiques: “Nous ne faisons pas de génie génétique. Nous ne faisons pas du clonage, pas de transferts sophistiqués d’embryons… Il s’agit d’un simple projet de reproduction sélective.”

Cette nouvelle espère a été baptisée “quaggas de Rau”, du nom de Reinhold Rau, un spécialiste d’histoire naturelle à la base de ce projet. Ce nom doit aussi permettre de les différencier de leurs ancêtres.

Sources: Le Monde, Le Parisien

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