Quand Tom Van Grieken balançait des saucisses Zwan à un barbecue halal d’élèves de 1e primaire

VTM Nieuws

C’était en 2012, quand le jeune militant ne portait pas encore de costard ni de chaussures cirées.

Tom Van Grieken est aujourd’hui le président d’un parti en pleine bourre. Si le Vlaams Belang n’a pas réussi à intégrer la majorité en Flandre, les (nombreuses) discussions que le parti a menées avec Bart De Wever lui ont permis une certaine banalisation.

Pour preuve, la note de Bart De Wever qui doit mener à une suédoise au nord du pays. Elle place l’identité flamande au cœur des priorités de la future majorité. Une sorte de réponse aux électeurs du VB qui sont aujourd’hui probablement déçus.

À l’instar du Rassemblement national de Marine Le Pen, le Vlaams Belang est vu aujourd’hui comme un parti à part entière dans le paysage politique belge. La jeune garde a remis le parti sur les rails en tentant d’adoucir son image. Pourtant, dans un passé pas si lointain, Tom Van Grieken avait tout du parfait militant xénophobe.

Plusieurs clichés refont surface sur les réseaux sociaux. On y voit l’actuel président du VB distribuer des saucisses Zwan à des élèves de première primaire, c’était en 2012 lors d’un BBQ halal organisé par l’athénée de Schoten près d’Anvers. À l’époque, l’ancien président du VB Filip Dewinter n’avait pas condamné l’action de ses militants, préférant parler “d’une boutade”.

En 2005 déjà, le très jeune militant Van Grieken rendait hommage à Bert Eriksson, un “grand homme” et aussi néonazi notable, révélait De Morgen début août.

Un VB encore plus fort dans 5 ans?

Le parti est aujourd’hui exclu de la majorité flamande. Mais la montée du parti d’extrême droite inquiète de nombreux observateurs. Au sein même de la N-VA, Theo Franken a semblé regretter qu’une alliance avec le VB ne soit pas possible, les deux partis ne pouvant atteindre une majorité au nord du pays.

D’aucuns ne craignent que le VB grandisse encore dans cinq ans, rameutant les électeurs déçus d’une N-VA accrochée au pouvoir et devenue un parti traditionnel. Une poussée de l’extrême droite qui pourrait s’observer encore plus tôt lors de nouvelles élections, si le niveau fédéral venait à s’enliser durant de long mois.

Articles sponsorisés