Bart De Wever (N-VA) convoque à nouveau le Vlaams Belang autour de la table en Flandre

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Pour relancer la formation d’un gouvernement au nord du pays, Bart De Wever a de nouveau prévu une rencontre avec le VB. Le parti de Tom Van Grieken a accepté l’invitation.

Bart De Wever avait mis les négociations au nord du pays en mode pause. Sa volonté était d’abord d’en savoir plus sur les intentions des autres partis à l’échelon fédéral. Une sorte de mise sous pression sur l’Open VLD et le CD&V, partenaires privilégiés au nord, mais qui pourraient la jouer sans les nationalistes dans une grande coalition arc-en-ciel (socialistes-écologistes-libéraux-CD&V) un niveau plus haut.

Les deux informateurs royaux sont toutefois parvenus à mettre le PS et la N-VA autour de la table, relançant la possibilité d’une coalition bourguignonne (nationalistes-socialistes-libéraux). Ils devraient cet après-midi voir leur mission prolongée auprès du roi.

Cette reprise du dialogue, très sobre selon les quelques réactions, devait aussi permettre de relancer la machine au niveau des Régions. En Flandre, le Standaard révèle que ce sera à nouveau en présence du Vlaams Belang.

Le parti d’extrême droite pensait pourtant s’être fait une raison: si la N-VA est indispensable, eux ne le sont pas. Impossible de former une majorité uniquement avec le parti de Bart De Wever. Et tous les autres partis ont déjà fait savoir qu’ils n’avaient aucune intention de rompre le cordon sanitaire avec le VB.

Un jeu dangereux?

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Par cette nouvelle invitation, Bart De Wever ne veut sans doute pas prendre de risque. Il veut montrer qu’il se préoccupe toujours des intérêts de tous ceux qui ont apporté une voix au parti concurrent. D’ailleurs le CD&V, l’Open vld et la sp.a ont tous été convoqués eux aussi.

Mais cette invitation suit aussi les critiques de Karel De Gucht, ancien ministre des Affaires étrangères de l’Open vld et ex-Commissaire européen. Il exprimait sur VTM que Bart De Wever “jouait un jeu dangereux dans ses conversations avec le Vlaams Belang”. Il reproche au leader des nationalistes de montrer qu’il négocie plutôt que de simplement écouter.

La comparaison du national-socialisme est même tombée: “Dans les années 1930, l’Allemagne avait aussi le raisonnement d’être très nationaliste et socialiste, c’est la formule même du national-socialisme”, a comparé le libéral.

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