Pour le Black Friday, Amnesty te propose de signer une pétition contre l’esclavagisme

Pour le Black Friday, Amnesty te propose de signer une pétition contre l’esclavagisme

C’est aujourd’hui le Black Friday et Amnesty International a saisi l’occasion pour sensibiliser la Belgique à un grave problème: la traite d’être humain. Cette image choquante a pour but de rappeler que l’esclavagisme existe encore et que les autorités européennes ont leur part de responsabilité dedans. 

Pour le Black Friday, Amnesty International veut demander aux dirigeants de l’Union européenne de faire plus d’efforts pour « sauver des vies en Méditerranée » ainsi que cesser « de coopérer aux renvois des personnes migrantes en Libye ».

Car oui, comme Amnesty l’explique en détails sur son site, beaucoup de migrants et de réfugiés partent de la Libye et essayent de traverser la Méditerranée afin de trouver refuge en Europe.

Même si la crise migratoire est encore un fait, les pays d’Europe ont réduit leurs budgets et de moins en moins de patrouilles en mer se font, alors qu’il y a de nombreux naufrages.

4.581 personnes décédées

Pour avoir une idée, en 2016, 4.581 personnes sont décédées alors qu’elles essayaient de rejoindre l’Europe. Et depuis janvier 2017, des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants ont également perdu la vie ou ont disparu. D’autres personnes ont été « chanceuses » et sont arrivées aux frontières européennes, mais beaucoup d’entre elles ont été renvoyées dans leur pays d’origine.

Une fois renvoyés dans leur pays, les migrants sont, dans la plupart des cas, enfermés, séquestrés, battus et violés. Il n’y a pas si longtemps que ça, Amnesty a rapporté que beaucoup d’entre eux sont vendus comme esclave. Dans le rapport de juin 2017, un témoin, Maruf, a décrit la situation. « A Sabratha (en Libye), il y avait environ 50 personnes par cellule. Si vous étiez d’accord de payer plus, (les gardes) vous sortaient de là et vous emmenaient dans un centre ouvert. Si vous ne payiez pas, un Bangladais venait et vous achetait. Les prisons libyennes, c’est l’enfer sur terre », a-t-il expliqué.

Et il s’avère que les autorités européennes, dont les belges, ont leur part de responsabilité dans l’affaire. En effet, L’UE participe à la formation des garde-côtes libyens ainsi qu’au financement de leurs opérations.

Pétition en ligne

De plus, les ONG de secours et de sauvetage opérant en Méditerranée centrale font en ce moment l’objet d’une campagne d’une diffamation. Petit rappel, le Secrétaire d’État à l’asile et la migration, Théo Francken, a accusé en mars dernier sur Twitter l’ONG Médecins Sans Frontières d’encourager le trafic d’êtres humains, l’immigration illégale et de « causer indirectement plus de morts ».

Afin de luter contre cette injustice, Amnesty tente aujourd’hui d’interpeller le Premier ministre Charles Michel et son équipe. Si toi aussi, tu veux faire une bonne action, tu peux signer la pétition ici.

EPA

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