Megan Rapinoe, Captain America: une photo “iconique” et un nouveau combat pour “un salaire égal”

epa

Les Américaines sont championnes du Monde de football. Elles ont vaincu sans trop de difficulté les Néerlandaises hier après-midi à Lyon (2-0). Cette Coupe du Monde, à l’image de la capitaine américaine Megan Rapinoe, aura donné un grand coup de pied dans la fourmilière.

Megan Rapinoe, élue meilleure joueuse et buteuse du tournoi, n’a pas sa langue dans sa poche et sait s’adresser aux médias. Ses punchlines sont désormais célèbres. On pense bien sûr à son “Je n’irai pas à la p** de Maison-Blanche si on gagne ce mondial” ou au récent “manque de respect de la FIFA“, qui a eu la bonne idée d’organiser la finale de la Coupe du Monde féminine le même jour que la finale homme de la Copa America (Amérique du Sud) et de la Gold Cup (Amérique centrale et défaite des États-Unis contre le Mexique).

Nul doute que la plupart des yeux aux États-Unis étaient tournés du côté de leurs joueuses. Cette Coupe du Monde organisée en France aura d’ailleurs brillé par ses audiences et l’engouement du public. Du jamais vu.

“Je pense que tout le monde est prêt”

Alors, à l’issue de la rencontre, la capitaine américaine met sur la table le sujet qui fâche, avec son éloquence habituelle: “Je pense que nous en avons fini avec les: vaut-on la peine, devrions-nous avoir un salaire égal, le marché est-il le même? Tout le monde en a fini avec ça. Les fans et à bien des égards les sponsors en ont fini avec ça. Passons à l’étape suivante”, reprend The Guardian.

Elle poursuit en soulignant le nécessaire appui de la FIFA: “Comment soutenons-nous les fédérations de femmes et les programmes de femmes dans le monde? Que peut faire la FIFA pour faire cela? Que pouvons-nous faire pour soutenir les ligues à travers le monde?”

De son côté, elle estime que les joueuses ont fait le boulot: “Nous les joueuses avons organisé le spectacle le plus incroyable qui vous puissiez demander. Nous ne pouvons rien faire de plus pour vous impressionner davantage. Pour aller plus loin, pour mieux jouer, il faut passer l’étape d’après”. C’est-à-dire un salaire égal. “Je crois que tout le monde est prêt pour l’étape suivante”, a-t-elle répété, avant de lâcher un dernier: “J’ai tué le dopage”. Il est vrai que la joueuse de 34 ans parait inépuisable sur le terrain.

Les félicitations de Trump

On ne sait si oui ou non elle se rendra à la Maison-Blanche pour recevoir les félicitations du président. Sans doute pas. Mais Donald Trump n’est pas rancunier pour autant et a tenu à féliciter “TOUTES les joueuses” pour leur exploit.

Les Américaines sont Championnes du Monde pour la 4e fois et la 2e fois consécutive (2015). Elles auront aussi battu le record de la plus grande victoire (13-0, contre la Thaïlande) et le plus de goals dans un tournoi (26).

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