Le réchauffement climatique met les rennes au régime: ils perdent du poids et sont plus petits 

Le réchauffement climatique met les rennes au régime: ils perdent du poids et sont plus petits 

Les températures grimpent chaque année un peu plus, surtout en Arctique. À cause du réchauffement climatique, les rennes qui vivent au pôle Nord pèsent en moyenne sept kilos de moins qu’il y a une vingtaine d’années. La neige se transforme en pluie qui devient de la glace et bloque leur nourriture en-dessous.

Tu entends souvent parler des ours polaires qui disparaissent les uns après les autres. Il y a quelques jours, nous te parlions aussi de la girafe car les scientifiques viennent de l’inscrire sur leur liste rouge des espèce en voie d’extinction. Et maintenant, ce sont les rennes qui subissent les effets négatifs du réchauffement climatique. Leur nombre a augmenté mais leur poids et leur taille ont fortement diminué.

En Arctique, les hivers sont de moins en moins froids et les neiges moins abondantes. Il pleut beaucoup plus et lorsque les gouttes tombent au sol, elles se transforment en flaques de glace. Les plantes se retrouvent piégées en-dessous et deviennent inaccessibles aux herbivores. Pour les rennes, c’est la catastrophe: certains adultes meurent de faim et des jeunes naissent difformes. C’est le constat d’une étude menée par des chercheurs norvégiens et écossais publiée par le Guardian.

De 55 à 48 kilos

Les scientifiques ont pesé les rennes adultes qui vivent sur l’archipel du Svalbard, au nord de la Norvège. Leur poids moyen est tombé à 48 kilos, alors qu’il était de 55 kilos dans les années 1990. Le réchauffement climatique est en train de bouleverser complètement la vie des animaux au pôle Nord. Parce que les températures en Arctique augmentent plus rapidement qu’ailleurs en raison d’une accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Il y a quand même une bonne nouvelle: leur nombre n’a pas diminué et a même augmenté. Grâce aux étés plus chauds, les plantes se portent très bien et cela permet aux femelles de concevoir en automne. Le troupeau sauvage qu’ils ont étudié est ainsi passé de 800 animaux en 1990 à environ 1.400 aujourd’hui.

Mais cette hausse de la population entraîne une concurrence plus forte pour la nourriture qui se fait rare en hiver. Et seuls les plus robustes survivront.

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