La N-VA toujours en tête, Francken ultra-populaire et le MR en chute libre, révèlent les sondages

La N-VA toujours en tête, Francken ultra-populaire et le MR en chute libre, révèlent les sondages

51% d’opinions favorables pour Theo Francken, 28,3% de voix pour la N-VA en Flandre… les nationalistes flamands sont en bonne position dans les sondages. À l’inverse du MR et de Charles Michel dont la popularité est en baisse. C’est ce que révèle le dernier sondage de La Libre Belgique, la RTBF, la VRT et De Standaard.

Petite précision avant toute chose: le sondage cité ici a été réalisé du lundi 19 novembre au samedi 8 décembre 2018, soit avant la grosse crise qui a mené à l’implosion du gouvernement fédéral et avant que la N-VA ne quitte la Suédoise. Entre-temps, de nombreuses choses ont changé, des éléments que les sondages réalisés conjointement par la VRT, De Standaard, la RTBF et La Libre ne prennent pas en compte. La marge d’erreur dans cette enquête est de 3,1%.

La N-VA est descendue à 28,3%, ce qui représente une baisse de 4,1% par rapport au score de mai 2014 et correspond exactement à la perte enregistrée lors du précédent sondage. Elle reste toutefois toujours en tête des partis favoris au nord du pays. Theo Francken est à nouveau le politicien le plus populaire, avec 51% d’opinions favorables. Bart De Wever (44%) ainsi que Jan Jambon (41%) sont encore en très bonne place. Notons que Charles Michel était, au moment du sondage, la deuxième personnalité politique favorite des Flamands avec 48% d’opinions favorables.

Le MR perd des plumes

Pour Charles Michel et son parti le MR, les nouvelles ne sont pas excellentes en Belgique francophone. Les élections municipales lui avaient déjà laissé un goût de trop peu mais ce sondage révèle que la tendance est encore plus à la baisse. Le MR obtient 19,9% d’intentions de vote en Wallonie, soit 6% de moins que lors des élections. Une baisse sans doute liée à des déceptions générées par les quatre années de gestion fédérale.

À Bruxelles, le MR est aussi en net recul, avec 5,7% de moins qu’au dernier sondage, soit un score de 17,4%. Ce qui les place à la deuxième position, juste derrière Ecolo et ses 19,1% (+8,6% par rapport au dernier sondage). Les verts sont d’ailleurs les grands gagnants en Wallonie et à Bruxelles. En Wallonie, Ecolo est en hausse de 11,5%. Il peut maintenant compter sur 19,7% d’intentions de vote, ce qui les rend presque aussi forts que le MR.

On notera également la progression impressionnante du PTB, qui fait 11,5% chez les Bruxellois et 14% chez les Wallons. En Flandre, par contre, le PVDA n’a fait que 2,5%, ce qui est quasi insignifiant.

Au rang des grands perdants, il faut souligner la présence du PS. Les socialistes sont en chute libre dans les sondages, à Bruxelles comme en Wallonie. Dans la capitale, les rouges d’Elio Di Rupo ont perdu 9% d’intentions de vote, ce qui les place en troisième position avec 15,8%. Dans le sud du pays, le PS est toujours en première position mais ses intentions de vote sont passées à 25,4%, soit une baisse de 6,6%.

Le PS gagne toutefois sur un tableau: les personnalités politiques. Le top 3 des hommes politiques les plus appréciés en Wallonie sont socialistes: Paul Magnette (43%), Rudy Demotte (34%) et Elio Di Rupo (32%). Charles Michel n’arrive qu’en 7ème place, alors qu’il est deuxième à Bruxelles (31%), derrière Olivier Maingain (32%) et devant Didier Reynders (30%).

Au nord, un Vlaams Belang stable

Dans ce sondage, le Vlaams Belang a enregistré en Flandre des scores plus ou moins similaires à ceux de 2014. Avec 7,6% d’intentions de vote, le parti d’extrême-droite a progressé de 1,5%. Ce qui est nettement différent de Groen, qui grimpe à 16%, réalisant là une augmentation de 7,4% par rapport à mai 2014 et de 2,2% supplémentaire par rapport au dernier sondage. Petit handicap toutefois pour les verts flamands: le parti ne présente aucune figure politique réellement populaire, comme peuvent l’être Theo Francken ou Hilde Crevits (CD&V).

Le sp.a. chute à 9,2%, soit 4,8% de moins que lors des précédentes élections législatives et 0,3% de moins que lors du scrutin précédent. À l’instar de Groen, le parti n’a aucun leader parmi les 15 politiciens les plus populaires de Flandre.

Les partis encore au sein du gouvernement, le CD&V et l’Open VLD, enregistrent une légère progression par rapport au dernier sondage. Mais rien de réellement significatif. Le CD&V se situe maintenant à 18,7%, contre 16,4% lors du dernier sondage. L’Open VLD grimpe à 17,5%, soit 2% de mieux qu’en 2014 et même 2,8% de plus que lors du dernier sondage.

Mais rappelons que tous ces chiffres ont été récoltés avant la crise du pacte migratoire. Cette lutte entre les différents partis a sans doute déplacé les points de force et modifié les perceptions des électeurs. Un sondage réalisé dans les prochaines semaines pourrait donner des résultats totalement différents.

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