Des groupes Facebook dont tu fais partie passent de privés à secrets? Voici l’explication

Des groupes Facebook dont tu fais partie passent de privés à secrets? Voici l’explication

Si tu fais partie de nombreux groupes Facebook, tu as sans doute reçu une tonne de notifications prévenant que ceux-ci passaient du statut privé à secret. Ce n’est pas pour le fun, c’est tout simplement pour contrer un éventuel bot malveillant qui se promènerait sur le réseau social. Explication. 

Ce jeudi, des dizaines et des dizaines de groupes dont tu fais peut-être partie ont subitement changé leur confidentialité de “privé” à “secret”. Un changement préventif effectué par les administrateurs de ces groupes suite à une rumeur circulant sur Facebook. En effet, une entité (un bot ou de vraies personnes difficiles à dire) tenterait de tous les faire fermer en les signalant.

Cela concerne surtout les groupes “neurchi”, des groupes “shitpost” où les membres postent des vidéos, mèmes, montages, images sur des thèmes bien précis. Une administratrice du groupe “Neurchi de complots” explique qu’elle a changé le niveau de confidentialité “dans le doute”. Elle poste ainsi un screen d’une conversation où un autre administrateur lui explique qu’un bot s’amuse à faire supprimer des groupes en les signalant à Facebook.

Screenshot Facebook

Attaque et contre-attaque

Cela concerne d’énormes groupes comme par exemple l’anglophone Crossovers nobody asked for (les crossovers que personne n’avait demandé). C’est également un groupe shitpost comptant plus de 500.000 membres qui a été supprimé à cause d’une page nommée Indonesian Reporting Committee.

Cette page a depuis été supprimée, mais quelques copies sont apparues sur le réseau social. Elle était réputée pour s’amuser à signaler des tonnes de groupes qui étaient en violation des règles d’utilisation de Facebook. Les administrateurs de Crossovers nobody asked for ont d’ailleurs confirmé que la page était bien derrière tout ça. Alors, les membres du groupe supprimé ont organisé la contre-attaque pour prendre leur revanche.

Ils ont donc créé l’Anti-Indonesian Reporting Commission Commission, et ont lancé un raid contre la page en question pour obtenir sa suppression. Le coup classique de l’arroseur arrosé. En tout cas, si au départ cela ne concernait que les groupes anglophones, l’information est parvenue jusqu’aux groupes francophones qui ont préféré ne pas prendre de risque en devenant secret.

Numerama

Menace confirmée

Et ce n’est pas réaction de parano: la menace est bien réelle. En effet, un internaute indonésien a revendiqué toutes ces fermetures sur son propre compte Facebook qu’il a rapidement supprimé suite à toutes les insultes qu’il recevait. Cependant, son message a été screen et repartagé en masse.

Dans son message, il revendique “l’attaque” et s’excuse auprès de tous les administrateurs des groupes qu’il a fermés. Il explique vouloir “supprimer ou détruire tout ce qui est négatif sur Facebook comme les blagues religieuses blessantes, ou les fausses informations.” Au début, il se limitait uniquement aux groupes indonésiens mais s’est rapidement attaqué aux groupes anglophones qui se moquaient de la religion et d’autres sujets sensibles. Il n’agissait pas seul mais il a décidé d’endosser l’entière responsabilité de tout ça.

Depuis, tout semble revenu normal puisque depuis la publication des excuses du jeune indonésien, le comité responsable de la suppression de groupes de mèmes a disparu, et son créateur aussi. Les administrateurs des groupes de neurchi peuvent donc, s’ils le désirent repasser en mode privé.

Facebook confirme et réagit

Suite à tout ce bazar, Facebook a réagi pour rassure toutes les communautés. Pour The Verge, Facebook explique qu’il va rétablir tous les groupes qui ont été supprimés à cause de la page indonésienne. Facebook a même qualifié cette pratique de “sabotage” carrément. Car oui, après une enquête, le réseau social s’est aperçu que des contenus avaient été postés pour “saboter des groupes qui étaient légitimes et en accord avec les règles de Facebook”. Plus de peur que de mal, donc.

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