Ces 5 rappeurs flamands vont exploser tes playlists, même si tu parles pas 2 mots de néerlandais

Envie d’explorer le rap belge plus en profondeur? Le nord du pays mérite alors toute ton attention. On te recommande 5 artistes flamands pour faire bouger tes playlists.

On parle beaucoup du rap belge. De Paris à Bruxelles jusqu’à Montréal, il demeure cependant presque uniquement francophone. Pas si étonnant: le flamand, c’est une partie sensible de la Belgique, rarement de la francophonie.

Pourtant, même nous, petits belges que nous sommes, avons du mal à nous intéresser à la scène musicale de nos cohabitants nordiques. Quelle perte. Oui, car la scène rap flamande envoie du lourd.

Avec des influences US plus prononcées, un phrasé tantôt guttural, tantôt funk, tantôt trap et tantôt chill mais toujours savamment rythmé, le rap flamand mérite toute ton attention, et pourrait même débloquer ce rejet du néerlandais que tant d’étudiants ont pu connaître sur les bancs du secondaire.

À la boucle des samples, t’auras peut-être soudainement très envie de maîtriser la langue de Jacques Brel. On te présente donc 5 artistes pour bien débuter ton odyssée dans le rap flamand.

Brihang, ambassadeur de la West-Vlaanderen

Brihang, si tu ne comprends pas ce qu’il te raconte, va te séduire avec ses instrus propres capables d’apaiser en quelques notes. Rappeur, sculpteur et poète, ce flamand occidental a été révélé sur la scène hip hop en 2014 et n’a cessé de conquérir la scène belge depuis.

En plus de son flow qui vaut le détour, les clips de Brihang méritent que tu jettes un coup d’oeil. Il a aussi un bon sens de l’humour. Le 1er avril 2018, il a fait croire à ses fans, en live sur StuBru, qu’il arrêtait de rapper en néerlandais pour se consacrer à l’anglais. Une grosse vanne venant de l’une des références actuelles du rap flamand.

Zwangere Guy, la force tranquille

Zwangere Guy roule sa bosse dans le rap bruxellois depuis quelques années déjà. Originaire de Stikstof, crew qui s’est fait connaître en faisant quelques sons avec Roméo Elvis. Il enchaîne les sons funky et chill, en solo ou en feat avec la bande du 77, Blu Samu et Selah Sue.

Zwangere Guy, c’est la force tranquille à la voix lascive et lancinante qui va te faire bouger la tête sur les temps primitifs que t’as détesté en secondaire. Gorik de son vrai nom alterne entre des musiques qui touchent la corde sensible des violences conjugales (Gorik, Pt. 1) et des odes à la vie nocturne bruxelloise (BX by Night avec Peet) avec retenue, brio et justesse.

Il alterne aussi souvent entre français et flamand, une parfaite transition si tu débutes dans l’univers du rap flamand. Si t’es pas encore prêt à apprendre des couplets en néerlandais, tu pourras toujours te repaître des punchlines de Peet, Félé Flingue ou Roméo Elvis qu’on entend sur plusieurs de ses sons. Fonce écouter Guy, de meest funky broeder van de hele stad.

Soul’art, bilinguisme balancé

Soul’art, c’est une transition très douce vers le rap flamand. Tout droit sortis de Mechelen et Vilvoorde, ce crew de rappe en flamand, anglais et français. Tu les as peut-être déjà croisés dans le film Black, sorti en 2015 et qui contait une guerre des gangs entre Matonge et Molenbeek. Martha, la chanteuse du crew, jouait le rôle principal. Le reste de la bande a fourni deux tracks à la bande originale du long métrage.

Après une longue pose, ils ont récemment sorti un nouveau titre qui annonce sans doute un nouvel album, Avancer. Leurs textes sont souvent engagés et respirent le love, d’où le nom de leur première mixtape Soul’Park: Love & Politics. Un bon blend entre langues et thèmes qui va, une nouvelle fois, changer ta vision du néerlandais.

Uberdope, les good vibes à balle

Uberdope t’invite, dans l’ambiance d’un crew de potes prêts à te faire bouger sur leurs sons, à découvrir un autre versant du rap flamand, plus festif, plus ironique avec une touche de sérieux.

Ce trio gantois va te donner envie de danser, et foutent le feu à chaque concert. Leurs clips sont aussi remarquables de créativité.

Shaka Shams, le rap US s’invite en Flandre

La Flandre a un héritage anglo-saxon bien plus prononcé que la francophonie. On le ressent surtout chez Shaka Shams, poto de Blu Samu une nouvelle fois avec qui il lui est arrivé de faire l’un ou l’autre freestyle.

Débarqué d’Anvers, il annonce sur ses réseaux écrire des paroles depuis qu’il a 11 ans, et est, d’après Blu Samu, l’artiste à suivre dans les prochaines années. Du haut de ses vingt ans, on sent des influences US oldschool mais aussi très contemporaines. Il y a du Tyler The Creator chez Shaka Shams, et on mentirait si on disait que ce n’était pas réussi. À écouter d’urgence.

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