1 femme sur 6 est victime d’agression sexiste en festival: “Plan International Belgique” réplique avec #safestival

Plan Belgique

Cette année, pour contrer les agressions sexistes, les festivals ont décidé de mettre en place des mesures visant à informer et sensibiliser. Une initiative déjà entamée par “Plan International Belgique” l’année dernière, avec l’action #safestival, qui avait permis de récolter des données sur ce phénomène.

“Selon notre enquête, 40% des témoins de harcèlement sexiste ou sexuel s’éloignent de la scène car ils ne savent pas comment réagir”. Jonathan Moskovic, coordinateur de la campagne #safestival chez Plan International Belgique raconte comment, en récoltant les témoignages de plus de 1.600 jeunes de 16 à 24 ans, ils se sont rendus compte de l’étendue du problème. “Ce sondage a permis de dénoncer un problème et de le quantifier.”, ajoute-t-il.

Plan SACHA

Cette année, on passe du témoignage à l’action, pour contrer le triste chiffre d’une femme sur six victime d’agression sexiste durant les festivals. Ainsi, avec l’appui d’Isabelle Simonis (PS), une enveloppe de 250.000 euros a été allouée pour mettre en place une série d’actions dont le plan SACHA:« Safe Attitude Contre le Harcèlement et les Agressions ».

Au programme: formations de bénévoles qui auront à leur tour le rôle de montrer comment contrer une agression sexiste, campagne de sensibilisation sur les festivals et dispositif de prise en charge psycho-sociale des victimes de violences sexistes et sexuelles.

Et plusieurs festivals ont décidé d’emboîter le pas: Les Solidarités, Les 24 heures vélo de Louvain-La-Neuve, Jyva’zik et Esperanzah (le premier à l’avoir fait, l’année dernière déjà). Plan International Belgique agit lui au niveau des données. Les actions ont d’ailleurs été créées en prenant en compte l’avis des jeunes sondés, qui étaient invités à proposer des idées pour réduire voire supprimer ce phénomène.

“Peu importe la taille ou le type de musique, tous les festivals sont touchés par ce phénomène. Mais le fait d’avoir sollicité les jeunes pour le dénoncer a réellement participé de manière positive à enrichir le débat et à les impliquer dans des prises de décisions concrètes”, conclut Jonathan.

Le sexisme en festival, un phénomène global

En Espagne, une campagne similaire avait été lancée dans le but de sensibiliser et de prévenir les agressions, avec le hashtag #NoCallem (#NePasLaisserTomber). L’action ne s’était pas pour autant arrêtée aux festivals: des formations auprès du staff avaient eu lieu auprès de discothèques ou de salles de concert, afin de créer un changement global sur le long terme. Le festival de musique électronique Sonar avait notamment diffusé un spot avec le slogan, et un court texte proclamant l’amour de la musique et des relations libres et consenties.

#NOCALLEM

There's no place for sexual harrassment at Sónar. If you feel threatened or need assistance come and talk to our staff #nocallem No hay lugar para el acoso sexual en Sónar. Si te sientes acosado o necesitas ayuda ven a hablar con nuestro equipo #nocallemNo hi ha cabuda per a l'assetjament sexual a Sónar. Si et sents assetjat o necessites ajuda vine a parlar amb el nostre staff #nocallem

Geplaatst door Sónar Festival op Maandag 28 mei 2018
La vidéo du festival Sonar

Comme insiste avec justesse Plan Belgique, le problème du sexisme durant les festivals est global, et correspond à la société dans laquelle nous vivons. L’année dernière, un festival uniquement réservé aux femmes, cis et transgenres avait eu lieu en Suède en réaction aux violences sexuelles qui avaient eu lieu l’année précédente. Une solution de non-mixité qui avait aussi été envisagée par plusieurs associations féministes chez nos voisins français.

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