Voilà 6 choses que Trump a dites sur l’accord de Paris et qui sont totalement fausses 

Voilà 6 choses que Trump a dites sur l’accord de Paris et qui sont totalement fausses 

Jeudi soir, Trump a annoncé que les États-Unis se retiraient de l’accord de Paris. Dans son discours, il a énoncé beaucoup de bonnes raisons de quitter l’accord pour essayer de convaincre les gens. Mais il a surtout balancé beaucoup de conneries et de fausses informations… 

1. L’accord de Paris, même s’il est mis en œuvre par toutes les nations, ne permettrait de réduire le réchauffement climatique que de deux dixièmes de degrés Celsius

En fait Trump se base sur les premiers chiffres de l’accord alors que les objectifs sont revus tous les cinq ans. Le président fait comme si les pays allaient se limiter à leur premier objectif alors que les objectifs vont être revus à la hausse et qu’ils sont déjà en discussion.

2. Trump veut renégocier l’implication des États-Unis dans le traité de Paris

Il explique que pour protéger les Américains, les États-Unis vont se retirer mais qu’ils vont négocier pour y rentrer selon des conditions plus justes pour eux. Mais le traité de Paris n’est pas quelque chose que chaque pays pour renégocier à sa sauce, c’est tout ou rien. “C’est, par essence, un accord multilatéral. Aucun pays ne peut changer unilatéralement les conditions” déclare Christiana Figueres, l’ancienne

secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.”C’est un fait très triste, apparemment, la Maison Blanche n’a aucune compréhension de la manière dont fonctionne un traité international”.

En plus, si les États-Unis peuvent bel et bien quitter le traité, ils ne peuvent pas le faire tout de suite. Un gouvernement ne peut pas soumettre ses plans de retrait que trois années complètes après que le pays l’ait formellement adopté. Et même alors il faudra une autre année pour que le pays puisse quitter officiellement. Il faut donc compter quatre ans.

3. L’accord de Paris impose des “charges financières et économiques draconiennes” aux entreprises, aux travailleurs et aux familles des États-Unis

L’accord de Paris n’exige pas des États-Unis de faire ce qu’ils ne veulent pas faire. Chaque nation présente son propre plan pour réduire les émissions, mais les Nations-Unies ne peuvent pas les punir ou les poursuivre.

4. L’accord de Paris va avoir des effets négatifs sur l’économie américaine et détruire des jobs

Dans son discours, Trump a cité une analyse qui prétend que l’engagement des États-Unis dans le traité de Paris coûterait près de 3 billions de dollars aux États-Unis et causerait 6,5 millions de pertes d’emplois dans le secteur industriel d’ici 2040. Mais l’étude sur laquelle il s’est basé suppose que des actions “très irréalistes et inutilement coûteuses” sont prises pour réduire les émissions. Elle estime également que les technologies énergétiques propres, telles que l’énergie éolienne et solaire et les voitures électriques, ne voient pas de réduction significative des coûts ni de progrès innovants, ce qui les rend “artificiellement coûteuses” selon the World Resources Institute.

5. La Chine est autorisée à construire “des centaines d’usines de charbon supplémentaires” et à stimuler ses émissions pendant un certain nombre d’années “étonnantes”, tandis que les États-Unis auront les mains liées, sans possibilité de construire des “technologies propres au charbon”

Encore une fois, l’Accord sur le climat de Paris ne dicte pas en soi ce qu’un pays peut et ne peut pas faire. Ce n’est pas le Protocole de Kyoto. En outre, tous les signes indiquent que la Chine évolue dans la direction opposée d’une renaissance au charbon. En janvier, le gouvernement chinois a annulé les plans visant à construire plus de 100 centrales électriques au charbon, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’éliminer le smog couvrant ses plus grandes villes.

6. Les États-Unis ont payé “des dizaines de milliards” au Fonds vert pour le climat, tandis que d’autres pays ont à peine contribué

Le Fonds vert pour le climat a été créé dans le but de transférer des moyens financiers et techniques des pays les plus riches aux plus pauvres. Au cours des dernières années, plus de 30 gouvernements ont mis un total de 10,3 milliards de dollars dans le fonds. C’est vrai que ce sont les États-Unis qui ont mis le plus, 3 milliards de dollars. Mais les États-Unis sont la plus grande économie du monde. Et si on regarde la contribution par habitant, elle est beaucoup plus petite que celle des pays du nord de l’Europe.Source: Mashable

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