Voici les coalitions possibles pour éviter la crise au gouvernement fédéral

Voici les coalitions possibles pour éviter la crise au gouvernement fédéral

La Belgique se lève avec la gueule de bois ce matin. Car la deuxième force politique du pays est d’extrême droite. Le Vlaams Belang a créé la surprise mais n’intégrera toutefois pas le gouvernement fédéral. En fonction des exclusivités de chacun, il n’y a pas 10.000 solutions pour former ce gouvernement. Voici les quelques pistes.

Commençons par établir ceux qui ne voudront pas gouverner ensemble. En fonction des déclarations de chacun en campagne ou post-élections, le champ des possibles se réduit considérablement. Personne ne voudra intégrer le VB au sein du gouvernement fédéral, que ce soit du côté flamand ou francophone. Même constat pour le PTB: le MR n’acceptera jamais de gouverner avec les communistes tout comme le cdH et ne parlons pas des partis flamands. Jusque-là, pas de souci, c’est dans l’ordre des choses.

Là où ça se complique, c’est quand il s’agit de la N-VA. Ecolo, PS, PTB et même cdH ont tous indiqué qu’ils ne voulaient pas gouverner avec les nationalistes. Du coup, si on doit exclure le VB, la N-VA et le PTB/PVDA, il ne reste que trois solutions possibles.

Enfin, Bart De Wever a déclaré hier qu’il n’autoriserait pas un gouvernement fédéral qui mettrait la Flandre en minorité. Il ne veut pas non plus d’Ecolo, du PS et du PTB. Il n’aura pas trop le choix si les autres partis s’accordent, mais il jouera de tout son poids pour faire capoter les futurs deals qui se feront sans lui. Une situation idéale alors que le gouvernement flamand devrait se former rapidement. Bart De Wever pourra attaquer à a guise la future coalition, prônant le confédéralisme. Rappelons enfin que la suédoise bis (N-VA ,CD&V, OpenVLD, MR) n’est plus réalisable pour obtenir une majorité, même avec l’ajout du cdH. En outre, la famille socialiste est la plus grande du pays et devrait donc avoir la main.

2. La majorité Arc-en-ciel (76/150)

La N-VA ne veut pas bosser avec les partis de gauche? Alors pourquoi pas se passer des nationalistes? Cette possibilité a peu de chance d’arriver mais il faut tout de même l’envisager. Une majorité arc-en-ciel verrait les socialistes, libéraux et verts de Flandre et Wallonie s’allier, mettant ainsi la N-VA sur la touche. Mais difficile de mettre en place un gouvernement qui ne prendrait en considération qu’un tiers des votes flamands. Qui plus est avec une très courte majorité en termes de sièges (76/150)

3. La majorité sans nom mais avec plein de couleurs (79/150)

Si une couleur se forme en mélangeant le rouge, le vert, le bleu et l’orange alors cette coalition prendrait son nom. Encore une fois, on est sur une coalition sans la N-VA mais avec le MR, le PS, Ecolo, le CD&V, l’Open VLD et Groen. Gros problème: cette coalition ne permet pas d’obtenir une majorité du côté flamand avec seulement 32 élus sur 87. Et surtout, elle exclut la N-VA qui ne laissera pas faire.

4. L’union nationale (93/150)

Enfin, terminons avec l’Union nationale, une coalition rassemblant tous les partis traditionnels sauf la N-VA. Cette majorité a le mérite d’obtenir une majorité aussi bien du côté francophone (52 sur 67). Malheureusement, côté flamand ça se complique puisque la majorité côté néerlandophone n’est pas atteinte avec seulement 41 élus sur 87.

Au final, sans la N-VA, on voit mal comment un gouvernement pourrait se former puisque sans eux, la majorité flamande n’est jamais atteinte, surtout si on exclut catégoriquement le Vlaams Belang. Exclure les deux plus gros partis flamands pendant cinq ans est un risque que les francophones doivent bien mesurer. Alors, la possibilité la plus crédible est sans doute la majorité bourguignonne qui a le mérite d’obtenir une majorité flamande tout en incluant la N-VA. Mais les nationalistes devront faire des compromis. En attendant, ils auront tout le loisir de dire que ce pays est ingouvernable et coupé en deux.

1. La majorité bourguignonne (80/150)

Dans ce cas de figure, Bart de Wever devrait mettre de l’eau dans son vin car la N-VA gouvernerait avec le Parti socialiste. On serait en présence d’un gouvernement avec une majorité constituée de 2 partis francophones: le MR et ses 14 sièges et le PS avec ses 20 sièges. Côté flamand, trois partis: la N-VA bien sûr avec 25 sièges, l’Open VLD et ses 12 sièges et enfin le sp.a et ses 9 sièges. Même si les partenaires francophones ne conviennent pas à Bart de Wever, cette coalition a le mérite de laisser la majorité aux partis flamands. Par contre, les partis francophones n’obtiennent pas la majorité dans ce cas de figure avec seulement 33 sièges sur 67.

Vu la ténacité de la N-VA, on a tendance à tout analyser selon leur prisme. La coalition bourguignonne est d’ailleurs mise en place à Anvers, dans le ville de Bart De Wever. Mais il ne faut pas oublier que le PS a annoncé ne pas vouloir gouverner avec les nationalistes, cette coalition ne devrait donc pas leur convenir même si elle permettrait à la famille socialiste d’être en bonne position au gouvernement puisqu’elle cumulerait à 29 sièges en tout.

2. La majorité Arc-en-ciel (76/150)

La N-VA ne veut pas bosser avec les partis de gauche? Alors pourquoi pas se passer des nationalistes? Cette possibilité a peu de chance d’arriver mais il faut tout de même l’envisager. Une majorité arc-en-ciel verrait les socialistes, libéraux et verts de Flandre et Wallonie s’allier, mettant ainsi la N-VA sur la touche. Mais difficile de mettre en place un gouvernement qui ne prendrait en considération qu’un tiers des votes flamands. Qui plus est avec une très courte majorité en termes de sièges (76/150)

3. La majorité sans nom mais avec plein de couleurs (79/150)

Si une couleur se forme en mélangeant le rouge, le vert, le bleu et l’orange alors cette coalition prendrait son nom. Encore une fois, on est sur une coalition sans la N-VA mais avec le MR, le PS, Ecolo, le CD&V, l’Open VLD et Groen. Gros problème: cette coalition ne permet pas d’obtenir une majorité du côté flamand avec seulement 32 élus sur 87. Et surtout, elle exclut la N-VA qui ne laissera pas faire.

4. L’union nationale (93/150)

Enfin, terminons avec l’Union nationale, une coalition rassemblant tous les partis traditionnels sauf la N-VA. Cette majorité a le mérite d’obtenir une majorité aussi bien du côté francophone (52 sur 67). Malheureusement, côté flamand ça se complique puisque la majorité côté néerlandophone n’est pas atteinte avec seulement 41 élus sur 87.

Au final, sans la N-VA, on voit mal comment un gouvernement pourrait se former puisque sans eux, la majorité flamande n’est jamais atteinte, surtout si on exclut catégoriquement le Vlaams Belang. Exclure les deux plus gros partis flamands pendant cinq ans est un risque que les francophones doivent bien mesurer. Alors, la possibilité la plus crédible est sans doute la majorité bourguignonne qui a le mérite d’obtenir une majorité flamande tout en incluant la N-VA. Mais les nationalistes devront faire des compromis. En attendant, ils auront tout le loisir de dire que ce pays est ingouvernable et coupé en deux.

Articles sponsorisés