Une nouvelle étude relance le débat sur la légalisation du cannabis: 150 millions dans les poches de l’Etat belge

Une nouvelle étude relance le débat sur la légalisation du cannabis: 150 millions dans les poches de l’Etat belge

Chaque élection est l’occasion de relancer le débat sur la légalisation du cannabis. Car on sait que ce business peut rapporter gros. Sa légalisation peut aussi rendre plus transparent un marché qui se passe sous le manteau, alors que le cannabis est dépénalisé chez nous.

La légalisation du cannabis en Belgique est une question de temps. La proposition est reprise par l’ensemble des jeunesses des partis, ou en discussion, et plusieurs partis se sont positionnés en faveur, avec une dernière sortie d’Elio Di Rupo sur le sujet en mars dernier.

Si le cannabis n’est pas légal en Belgique, il est dépénalisé. C’est-à-dire que les autorités ne sanctionnent que les plus gros délits: la vente et la production de masse. Mais la tolérance vis-à-vis de la plante verte évolue aussi au gré des législatures. Début 2014, le gouvernement de Charles Michel faisait savoir qu’il appliquerait la tolérance zéro.

Reste que le marché du cannabis rapporte. Il n’y a qu’à observer le marché américain et canadien, en plein essor. Mais les effets sur la santé d’une légalisation du cannabis sont encore discutés et rebutent certains partis, dont le cdH.

Gestion par l’État: le scénario le plus bankable

Une nouvelle étude relayée par Le Soir tente de relancer le débat à un mois des élections. Réalisée par le Groupe du Vendredi, un cercle de réflexion regroupant une vingtaine de jeunes bilingues (25-35 ans), soutenus par la Fondation Roi Baudouin, l’étude montre qu’une légalisation rapporterait de l’argent à l’État belge.

Quel que soit le scénario privilégié d’ailleurs: la dépénalisation simple, une gestion contrôlée par l’État ou en marché concurrentiel. En tenant compte des économies ou des dépenses faites en matière de justice, de santé ou de recettes fiscales, les auteurs montrent que cette légalisation serait bénéfique. Mais c’est le scénario d’une gestion par l’Etat qui rapporterait le plus avec quelque 144 millions d’euros par an.

Reste que plusieurs arguments en faveur ou contre la légalisation du cannabis sont encore en débat. À cet égard, là encore, les exemples rencontrés aux États-Unis et au Canada sont éclairants. Pour te faire une idée, on te ramène vers un précédent article qui tentait de discerner le vrai du faux.

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