Left Right
scrollTop top

Une catastrophe a encore une fois été évitée de près: un drone et un Airbus prêt à atterrir se sont frôlés de cinq mètres


Une catastrophe a encore une fois été évitée de près: un drone et un Airbus prêt à atterrir se sont frôlés de cinq mètres

Lors d’un atterrissage à Paris, un Airbus A320 a dû dévier sa trajectoire au dernier moment à cause d’un drone. Les appareils se sont frôlés de cinq mètres. Il semble que ce genre d’incidents arrive régulièrement, et un jour, les choses vont mal tourner. 

L’incident s’est déroulé le 19 février à l’aéroport Charles de Gaulle. Il s’agissait d’un Airbus A320 qui avait décollé de Barcelone et transportait 160 passagers.

L’avion était à presque 1.700 mètres de hauteur et s’apprêtait à atterrir quand le co-pilote a aperçu la machine volante télécommandée. Il a ensuite immédiatement désactivé le pilote automatique et a dévié sa trajectoire. Selon le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité et l’aviation civile (BEA), le drone est passé à environ cinq mètres en dessous de l’aile gauche de l’avion. À ce moment-là, l’Airbus volait à environ 400 kilomètres par heure.

Ce n’est pas la première fois

En France également, une nouvelle législation sur l’utilisation des drones est entrée en vigueur début 2016. Ceux-ci ne peuvent normalement pas voler à plus de 150 mètres de hauteur et on ne peut les faire voler dans les alentours d’un aéroport, plus exactement « sur l’emprise ou à proximité des aérodromes ».

Selon un rapport du BEA, il y a déjà eu, l’an passé, trois incidents avec des drones à l’aéroport d’Orly et deux autres à celui de Roissy. À chaque fois, les pilotes ont signalé des drones qui « se trouvaient sur le chemin de leur trajectoire de vol ».

En juillet, une collision a été évitée de justesse entre un drone et un appareil de la compagnie Lufthansa qui s’apprêtait à atterrir à Varsovie. Ce drone volait alors à 700 mètres d’altitude. Et cette semaine, la British Airline Pilots Association (Balpa), une association de pilotes britanniques, a aussi tiré la sonnette d’alarme: il y a eu au Royaume-Uni, en seulement six mois, 23 « quasi-accidents » entre des drones et des avions ou des hélicoptères. Les lois y sont toutefois plus sévères. Celui ou celle qui met en danger un avion avec un drone peut écoper jusqu’à cinq ans de prison!

Plus de 40 accidents évités aux États-Unis

Le 27 août, un drone qui volait à 850 mètres de haut a failli percuter un petit avion de ligne avec 30 personnes à bord. Le 13 septembre, il y a eu un « quasi-accident » entre un drone et un Boeing 737 qui avait décollé de l’aéroport de Stansted. Ici aussi, une catastrophe a été évitée de près. (« The incident happened so quickly there was no time to take avoiding action », a déclaré le pilote). À peine une semaine plus tard, un drone est passé à 25 mètres d’un Boeing 777 qui avait décollé d’Heathrow. Le 30 septembre, un drone est passé à « seulement six mètres au-dessus et 23 mètres à gauche » d’un Airbus A319 qui amorçait un atterrissage à Heathrow.

De plus, selon la Federal Aviation Administration (FAA), le nombre d’accidents évités entre des drones et des avions de ligne a fortement augmenté. Il y a en moyenne plus de 40 par mois aux États-Unis. En principe, un avion de ligne serait peu affecté par une collision avec un drone commercial. Un problème survient quand des morceaux du drone sont, par exemple, aspirés par les moteurs. Et cela peut avoir de graves conséquences.

Sources: Le Figaro, Le Monde

Ces articles pourraient aussi vous intéresser…