Sans surprise, Stéphane Moreau privilégie son poste chez Nethys et démissionne de Resa

Par communiqué, le grand patron de Nethys et controversé Stéphane Moreau annonce qu’il démissionne de ses fonctions chez Resa, le gestionnaire de réseau. Il reste toutefois CEO de Nethys, un poste qu’il ne lâchera jamais de sa propre initiative. 

C’est une demi-surprise dans le sens où un décret wallon interdisait de cumuler une fonction de dirigeant d’un GRD (gestionnaire de réseau) avec celle d’une autre société énergétique. Or Nethys, dont Stéphane Moreau est toujours le CEO, est notamment actif dans la production d’électricité.

Le controversé Liégeois, qui a accepté de diviser son salaire par quatre pour se maintenir à la tête de la filiale commerciale de l’intercommunale Publifin, rend sa démission de toutes ses fonctions chez Resa. Il s’agit du principal opérateur des réseaux de distribution d’électricité et de gaz en province de Liège. Resa et Nethys sont séparés depuis qu’une directive de la Région wallonne l’a recommandé. L’autre grande exigence était de baisser le salaire des 21 top-managers, ce qui est donc le cas depuis le début du mois de juin.

Une sortie par la grande porte?

Stéphane Moreau, par communiqué, a annoncé sa démission, non sans se jeter quelques fleurs: « Après avoir œuvré depuis 2005 à la transformation du GRD liégeois, après avoir réalisé en 2010 la fusion avec l’ALG, après avoir mis en œuvre deux plans Zénith successifs permettant à Resa de devenir l’un des GRD les plus rentables et les moins coûteux de Belgique, le comité de direction a donc décidé de respecter scrupuleusement le prescrit du nouveau décret GRD même si une période de transition avait été prévue par le ministre de l’Énergie ». Si à l’époque de l’éclatement de l’affaire Publifin, ce sont les rémunérations qui ont le plus choqué l’opinion publique, l’ex-bourgmestre d’Ans (PS) rappelle que Resa a réalisé un bénéfice de 50 millions d’euros en 2017, soit son meilleur résultat.

Et maintenant? Il faut lui trouver un successeur. Mais c’est encore l’inconnue: La Libre évoquait la nomination du tandem Gil Simons (PS) – Luc Warichet, mais le conseil d’administration ne s’est pas encore formellement prononcé. Jean-Luc Crucke, le ministre wallon de l’Énergie, souhaite faire bien les choses et suggère au CA de Resa de faire un appel à candidatures plutôt que de procéder par nomination.

Quant au poste de CEO chez Nethys, la démission de l’ancien membre de Parti socialiste ne semble pas pour demain.

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