Quelques minutes après la fusillade de Strasbourg, des gilets jaunes criaient déjà au complot

Quelques minutes après la fusillade de Strasbourg, des gilets jaunes criaient déjà au complot

Un attentat est toujours l’assurance de voir fleurir un tas de fake news sur les réseaux sociaux. La fusillade de Strasbourg n’a pas échappé à ce phénomène. En première ligne, les gilets jaunes. Les théories du complot pullulaient aussi bien dans les groupes Facebook que sur Twitter.

« Vous ne trouvez pas ça étrange cet attentat alors que le gouvernement est menacé? Je parierais qu’ils vont interdire l’acte 5 (des gilets jaunes) ! », « Vous allez voir dans une semaine on ne saura même plus ce qu’est un gilet jaune !! », « Ne nous laissons pas impressionner par cet attentat monté de toutes pièces par les services secrets », « Macron (et) le gouvernement font exprès de faire un attentat pour instaurer l’état d’urgence pour empêcher les gilets jaunes de faire la révolution ».

Voici le genre d’opinions que l’on a pu lire régulièrement et presque instantanément sur les réseaux sociaux, à la suite de l’attaque de Strasbourg qui a fait trois morts et douze blessés. L’identité et les motivations du tireur n’avaient même pas encore été dévoilées que la machine à complotisme était déjà lancée.

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Certains posts ont déclenché des centaines de commentaires qui abondaient généralement dans le sens de l’internaute qui remettait en doute la véracité des faits. Des groupes Facebook ont même dû fermer la section commentaires, tellement le phénomène prenait de l’ampleur.

Maxime Nicolle, aka « Fly Rider », une icône bien connue du mouvement des gilets jaunes remettait en doute le fait que cette attaque soit un attentat: « Dites-vous bien que le mec qui veut faire un attentat vraiment, il attend pas qu’il y ait 3 personnes dans une rue le soir à 20 heures, il va au milieu des Champs-Elysées quand il y a des millions de personnes et il se fait exploser, ça c’est un vrai attentat ! »

La police a rapidement pris le phénomène au sérieux et a demandé à plusieurs reprises de ne pas « relayer de fausses rumeurs ». Elle n’a pas vraiment été écoutée.

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