Qu’attendre de la COP 25 qui s’ouvre ce lundi à Madrid?

Aujourd’hui s’ouvre la COP25 à Madrid. Comme chaque année, les dirigeants signataires de l’Accord de Paris vont se réunir pour parler du changement climatique. Et il y a urgence! Vendredi dernier, la 4ème grève pour le climat avait lieu dans le monde entier pour demander des actions concrètes. Alors que peut-on espérer pour cette 25ème conférence des parties?

La COP25 aura principalement pour but de convaincre les dirigeants de prendre des mesures plus ambitieuses pour l’avenir de la planète. Lors de l’Accord de Paris, les pays signataires se sont engagés à mettre en place des actions concrètes pour limiter le réchauffement climatique. Le but : limiter l’augmentation de la température terrestre à 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle. Mais selon le dernier rapport du GIEC, cette augmentation serait de plus de 3°C. Les conséquences négatives pour la planète et la biodiversité seraient alors irréversibles. Les dirigeants des partis seront donc invité à redoubler d’effort pour notre planète.

En 2020, le programme établit par la COP21 sera réévalué. De nouveaux accords devraient être pris à l’échelle mondiale. Les pays n’ont donc plus qu’un an pour montrer qu’ils ont respecté l’accord afin que leur responsabilité dans la dégradation du climat ne soit pas remis en cause.

Le départ des américains

Le grand sujet de cette COP25, ce sera sans nulle doute la sortie des USA de l’accord. Le président américain Donald Trump a notifié aux Nations Unies sa volonté de quitter l’Accord le 4 novembre dernier. Son retrait effectif n’aura lieu que dans un an. Il faut cependant déjà penser à réorganisation du programme sans les USA.

Une possible absence des pays du Sud

La COP25 devait normalement avoir lieu au Chili. Mais le pays a connu une importante rébellion de ses concitoyens et a donc dû renoncer à son organisation fin octobre. Une semaine plus tard, Madrid se portait volontaire pour accueillir l’évènement. Le parc des expositions Ifema et les hôteliers de la ville se sont rapidement rendus disponibles. Cependant, un mois, ce n’est pas suffisant pour organiser un voyage diplomatique pour certains pays du Sud, entre autre pour une question de Visa. Des absences sont donc possibles. Une malheureuse conséquence pour ces pays qui sont les premiers à souffrir du réchauffement climatique.

Articles sponsorisés