Quand l’Espagne menace la Belgique de se venger après les propos de Charles Michel sur la Catalogne

Quand l’Espagne menace la Belgique de se venger après les propos de Charles Michel sur la Catalogne

La crise en Espagne concernant l’indépendance de la Catalogne pourrait avoir des répercussions… en Belgique. En condamnant les violences policières lors du référendum il y a quelques semaines, Charles Michel a quelque peu énervé Madrid. De quoi influer sur les relations entre la Belgique et l’Espagne?

“La violence ne doit jamais être la réponse! Nous condamnons toutes les formes de violence et réaffirmons notre appel pour un dialogue politique”: en tweetant cela le 1er octobre alors que la police espagnole usait de la violence pour empêcher la tenue du référendum en Catalogne, Charles Michel a énervé Madrid.

Il a de nouveau commenté la crise catalane dans une interview accordée au Soir il y a quelques jours. Les paroles de trop. L’erreur du Premier ministre? S’être un peu trop mêlé des affaires internes espagnoles. Et ça n’a pas plu en Espagne.

Het Laatste Nieuws raconte que l’ambassadeur de Belgique en Espagne aurait carrément été convoqué par Mariano Rajoy, le premier ministre espagnol, pour s’expliquer. Dans un échange de mails relaté par le quotidien flamand, le directeur de cabinet de Rajoy aurait expliqué que le gouvernement espagnol était “stupéfait” par les “attaques du gouvernement belge” dans cette affaire et qu’il y aurait des conséquences à la prise de position de Charles Michel.

Catherine De Bolle, victime collatérale?

Comment Madrid va tenter de “punir” Bruxelles et Charles Michel? “Cela peut sérieusement mettre en danger nos relations bilatérales”, assure le gouvernement espagnol dans son mail. Une réelle menace, même si pour l’instant elle est encore floue.

Une menace pourrait toutefois rapidement être mise à exécution côté espagnol. Selon l’ambassade belge en Espagne, Madrid pourrait décider de ne pas soutenir la candidature de Catherine De Bolle à la tête d’Europol. Alors qu’elle n’a rien demandé, cette dernière pourrait être la victime collatérale de ce dossier.

Alors que le dossier catalan est une véritable bombe pour le gouvernement Michel, elle pourrait donc lui exploser une première fois à la figure dans les jours à venir…

EPA

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