Quand Fillon se la joue Trump: il accuse maintenant François Hollande de l’avoir mis illégalement sur écoute

Quand Fillon se la joue Trump: il accuse maintenant François Hollande de l’avoir mis illégalement sur écoute

Avec toutes les histoires autour de François Fillon et Marine Le Pen, la campagne présidentielle en France devient de plus en plus croustillante. Et justement, Fillon a encore lâché une boulette hier soir, mais pas des moindres. Il a accusé le Président français, François Hollande, de l’avoir mis sous écoute illégalement et d’être à l’origine des fuites dans la presse sur les scandales dans lesquels il baigne (ou plutôt se noie).

« Je vais aller beaucoup plus loin, je vais mettre en cause le Président de la République. Il y a un livre qui sort ces jours-ci, dont j’ai pu lire les bonnes feuilles, (…) qui explique comment François Hollande fait remonter toutes les écoutes judiciaires qui l’intéressent à son bureau, ce qui est d’une illégalité totale ». François Fillon a lâché cette énorme bombe hier soir dans « L’Émission politique » sur France 2.

Le candidat des Républicains aux élections présidentielles françaises s’est justifié par le Pénélopegate, l’affaire des costumes à 13.000 euros et les autres scandales qui l’enfoncent un peu plus profond jour après jour. « Pourquoi est-ce que cette affaire a pris cette importance? Pourquoi est-ce que depuis deux mois on ne parle plus que de ça? Pourquoi est-ce que des dizaines d’enquêteurs sont à mes bask’ en permanence? Pourquoi est-ce qu’on perquisitionne partout, chez moi, chez mes amis, depuis des semaines et des semaines? », se demande-t-il. Et il répond immédiatement à ses questions: « Eh bien vous avez des journaux qui reçoivent des documents 48 heures après qu’ils aient été saisis dans des perquisitions, par exemple dans mon bureau à l’assemblée nationale. Qui leur donne ces documents? Les services de l’État. Et vous pensez qu’ils le font sans être couverts par leur hiérarchie? »

Réaction de François Hollande

Le Président français a, lui aussi, immédiatement réagi, par un communiqué de l’Élysée. Il « condamne avec la plus grande fermeté les allégations mensongères » de Fillon. Le document précise: « sur les affaires particulièrement graves concernant M. Fillon, parce qu’elles touchent à l’intégrité et à l’exemplarité, le Président de la République n’en a été informé que par la presse ».

Pour Hollande, « les propos de Fillon, qui s’ajoutent aux révélations des dernières semaines, n’ont donc aucun fondement et provoquent un trouble insupportable à la campagne présidentielle qui appelle dignité, sérénité et responsabilité ». Oups, cette campagne s’en éloigne de plus en plus.

Enfin, le Président français insiste: « le seul scandale ne concerne pas l’État, mais une personne qui aura à en répondre devant la justice ». Nul doute que cette personne ne sera pas Hollande, mais bien Fillon.

Réaction de François Hollande

Le Président français a, lui aussi, immédiatement réagi, par un communiqué de l’Élysée. Il « condamne avec la plus grande fermeté les allégations mensongères » de Fillon. Le document précise: « sur les affaires particulièrement graves concernant M. Fillon, parce qu’elles touchent à l’intégrité et à l’exemplarité, le Président de la République n’en a été informé que par la presse ».

Pour Hollande, « les propos de Fillon, qui s’ajoutent aux révélations des dernières semaines, n’ont donc aucun fondement et provoquent un trouble insupportable à la campagne présidentielle qui appelle dignité, sérénité et responsabilité ». Oups, cette campagne s’en éloigne de plus en plus.

Enfin, le Président français insiste: « le seul scandale ne concerne pas l’État, mais une personne qui aura à en répondre devant la justice ». Nul doute que cette personne ne sera pas Hollande, mais bien Fillon.

« Un cabinet noir »

Seul contre tous, Fillon a poursuivi ses accusations. Pour lui, Hollande est carrément à la tête d’un « cabinet noir » qui organise des fuites vers la presse. « On cherchait un cabinet noir, on l’a trouvé. En tout cas, à travers ces allégations », a-t-il expliqué.

Puisque c’est, pour lui, un « scandale d’État », il faudrait rapidement que la justice ouvre une enquête. « Moi, ce soir, solennellement, je demande qu’il y ait une enquête d’ouverte sur les allégations qui sont portées dans ce livre, parce que c’est un scandale d’État », s’est-il emporté.

On dirait bien qu’il essaye par un autre moyen de détourner de lui l’attention médiatique et judiciaire. Il faut dire que suite à ses sombres histoires, les derniers sondages prédisent presque tous qu’il serait éliminé dès le premier tour du 23 avril.

Le livre en question est écrit par… des journalistes du Canard Enchaîné

Fillon a également cité le titre du livre Place Beauvau, Police: les secrets inavouables d’un quinquennat. Devine un peu qui en sont les auteurs? Eh bien, entre autres, deux journalistes du Canard Enchaîné « qui sont très loin d’être mes amis », a-t-il ajouté.

Souviens-toi, c’est précisément cet hebdomadaire français qui a révélé fin janvier les emplois fictifs que Fillon aurait accordés à son épouse Pénélope et à ses deux enfants, alors encore aux études.

À n’en pas douter, ce nouveau bouquin ne devrait certainement pas lui rendre hommage. Mais l’un des auteurs, le journaliste Didier Hassoux, a réagi illico sur France Info. Il est tombé des nues et a démenti bien évidemment les accusations de Fillon.

Réaction de François Hollande

Le Président français a, lui aussi, immédiatement réagi, par un communiqué de l’Élysée. Il « condamne avec la plus grande fermeté les allégations mensongères » de Fillon. Le document précise: « sur les affaires particulièrement graves concernant M. Fillon, parce qu’elles touchent à l’intégrité et à l’exemplarité, le Président de la République n’en a été informé que par la presse ».

Pour Hollande, « les propos de Fillon, qui s’ajoutent aux révélations des dernières semaines, n’ont donc aucun fondement et provoquent un trouble insupportable à la campagne présidentielle qui appelle dignité, sérénité et responsabilité ». Oups, cette campagne s’en éloigne de plus en plus.

Enfin, le Président français insiste: « le seul scandale ne concerne pas l’État, mais une personne qui aura à en répondre devant la justice ». Nul doute que cette personne ne sera pas Hollande, mais bien Fillon.

Articles sponsorisés