On sait ce que les attentats de France ont coûté aux terroristes. Indice: vraiment pas cher

On sait ce que les attentats de France ont coûté aux terroristes. Indice: vraiment pas cher

La terreur n’est pas chère, vraiment pas. Si on s’en doutait, maintenant on le sait: cette étude du centre d’analyse du terrorisme a disséqué le coût de chaque attentat terroriste en France cette dernière année. Au maximum, les terroristes ont eu pour 82.000 euros… Ils se sont approvisionnés somme toute assez facilement. Mais le directeur du centre pointe aussi les outils avec lesquels bloquer les terroristes.

La terreur est ridiculement bon marché. Si on l’avait déjà entendu, maintenant on a des chiffres: le centre d’analyse du terrorisme a épluché les comptes des terroristes derrière les attentats Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher en janvier 15 et Paris en novembre dernier. Pour les premiers, l’addition se monte à un peu moins de 26.000 euros, pour les seconds à 82.000 euros. À Nice, le terroriste s’en serait sorti avec 2.500 euros.

Ils ont cassé leur tirelire ou quoi?

Coulibaly et les frères Couachy, oui: ils avaient les revenus d’un trafic de vêtements et de chaussures venus de Chine et ils ont aussi trouvé de l’argent en faisant full crédits à la consommation. Pour les attentats à Charlie Hebdo et le supermarché Hyper Cacher, ils ont rassemblé et dépensé ainsi 25.800 euros.

Les attentats de novembre dernier à Paris, au Bataclan, au Stade de France et dans des restaurants, ont un financement nettement plus complexe. Daech les a subsidiés, à hauteur de 2 ou 3000 euros par terroriste. Puis des sympathisants ont mis la main à la poche, les frères Abdeslam avaient un bar à Molenbeek. C’est ainsi que les terroristes ont rassemblé leurs 82.000 euros.

Comment leur barrer la route?

Le président du CAT, Jean-Charles Brisard, souligne à cette occasion que certains éléments préservent l’anonymat des terroristes et leur facilitent donc la besogne: par exemple, les cartes SIM prépayées (en Belgique, des mesures ont été prises vis-à-vis de celles-ci), les transferts d’argent et les cartes bancaires anonymes ou encore les services de messagerie cryptés.

Jean-Charles Brisard pointe que le fait d’abaisser le plafond en-dessous duquel on peut utiliser une carte bancaire prépayée sans carte d’identité devrait aider. Mais il nuance: si il n’y a pas d’harmonisation européenne, une mesure comme celle-là risque bien d’être un coup d’épée dans l’eau.

EPA

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