On ne rencontre pas que l’amour sur Tinder et Grindr 

On y réfléchira à deux fois avant de se rendre à un rendez-vous Tinder ou Grindr. En Angleterre et au pays de Galles, 412 infractions liées à ces applications ont été recensées en 2015. En à peine deux ans, les chiffres ont été multipliés par sept. Le constat est alarmant car les faits sont graves : viols, actes pédophiles et tentatives de meurtre… Donc vous disiez que faisiez quoi encore ce soir ? 🙂

Les chiffres, relatés par le magazine The Telegraph, ont monté en flèche : en 2013, les crimes liés à Tinder et Grindr étaient de 55. En 2014, ils étaient de 204… Mais en 2015, ils sont de 412 !

Andy Cook, officier de police du comté de Merseyside, explique cette augmentation par la croissance de la population de Tinder et Grindr, deux applications de rencontres, Grindr étant uniquement destinées aux hommes. Il invite les utilisateurs à dénoncer les abus dont ils sont victimes. Selon lui, les délits sont peu signalés et les chiffres doivent être revus à la hausse.

Pour l’officier britannique, c’est aux utilisateurs des applications de rencontre d’être les plus responsables possible et de ne partager des informations personnelles à leur interlocuteur qu’une fois qu’ils sont certains de son identité. Il préconise aussi d’arrêter toute communication avec quiconque qui tenterait de les contraindre à quelque chose qu’ils ne souhaitent pas.

 » Sextorsion  » ou chantage en ligne

Un couple gay qui fait chanter un homme marié rencontré sur Grindr et écope d’un an de prison… Un ancien prof condamné à une peine de cinq ans de prison pour des actes de pédophilie envers un garçon de 14 ans rencontré sur Grindr… Les cas de  » sextorsion « , une forme de chantage en ligne, sont en hausse, selon Andy Phippen, professeur de  » responsabilité sociale dans l’information  » à l’université de Plymouth, en Angleterre.

Parmi les 412 plaintes enregistrées en 2015, 253 font état de violences physiques et 152 autres de violences sexuelles telles que des viols ou de l’exploitation infantile. Elles mentionnent les applications dans les rapports de police, mais ce qui ne veut pas dire pour autant que le criminel les utilisait directement. Le coupable et la victime peuvent s’être rencontrés grâce à l’une d’elle ou il se peut que la victime se trouvait sur Tinder quand le crime a été commis.

Contactés par The Telegraph, Grindr et Tinder n’ont pas souhaité commenté ces chiffres.

Prévenir un ami de ses plans

Pas la peine pour autant de tomber dans la paranoïa : un assassin ne se cache pas derrière chaque profil Tinder et Grindr. Mais un conseil (que préconise les associations d’aide aux victimes) : dites toujours à un proche où vous allez la prochaine fois que vous projetez de rencontrer la personne avec qui vous avez  » matché « .

Sources : The Telegraph, NEON.
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