Nouveau gouvernement d’union nationale en Palestine? Le gouvernement actuel se dit prêt à démissionner

Nouveau gouvernement d’union nationale en Palestine? Le gouvernement actuel se dit prêt à démissionner

Un espoir de réconciliation entre le Hamas et le Fatah? Les deux mouvements souhaitent créer une union nationale. Pour ce faire, le gouvernement palestinien actuel se dit prêt à démissionner.

C’est lors d’une réunion à Doha (Qatar) que les deux mouvements rivaux, le Hamas et le Fatah ont formulé l’idée de former un gouvernement d’union nationale qui serait un premier pas vers la réconciliation. Un porte-parole du mouvement islamiste du Hamas, Sami Abou Zouhri, affirme que le mouvement est “prêt à former un gouvernement d’union sans conditions préalables”. Il suggère donc la formation d'”un nouveau gouvernement afin de résoudre les problèmes actuels“.

Mais pour cela, l’exécutif actuel doit s’effacer. Le premier ministre, Rami Hamdallah a déclaré, dans un communiqué, être “prêt à présenter sa démission pour soutenir la formation d’un gouvernement d’unité nationale et à fournir tous les efforts pour parvenir à une réconciliation effective”.

Pour Nickolay Mladenov, l’envoyé spécial de l’ONU au Proche-Orient: “la formation d’un gouvernement d’unité nationale respectant le programme de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine, ndlr) et la tenue d’élections attendues de longue date est un élément important” si l’on espère une nouvelle entente entre les deux mouvements.

Démission du gouvernement palestinien: pas une première

A l’heure actuelle, le gouvernement n’est actif qu’en Cisjordanie. La bande de Gaza, séparée de la Cisjordanie par le territoire israélien, est dirigée uniquement par le Hamas qui avait chassé le Fatah en 2007.

Par le passé, le gouvernement s’était déjà proposé de démissionner en vue de la création d’une union nationale. Il avait d’ailleurs démissionné en juin 2015. Le gouvernement d’union avait reconnu son incapacité à diriger la bande de Gaza, au main du Hamas qui ne voulait pas lui céder une partie du pouvoir malgré la réconciliation de l’époque.

Source: RTBF, Le Monde, Paris Match

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