Le chiffre qui fait mal: 41% des numéros Inami sont attribués à des étudiants étrangers

Nouveau coup dur pour les étudiants en médecine et nouveau rebondissement dans la saga des numéros Inami: la députée Catherine Fonck (cdH) a pu lire le rapport du SPF Santé publique de 2015 et il en ressort que quatre numéros Inami sur dix ont été attribués à des étudiants étrangers. Un « appel d’air » selon la députée humaniste.

Tu le sais, les places sont chères pour pouvoir se lancer dans une carrière de médecin. Des quotas sont attribués par le pouvoir fédéral et le sujet divise le nord et le sud du pays quant à leur méthode d’attribution. S’en suivent alors des cas dramatiques de « reçu-collé », soit des étudiants qui ont réussi leur année mais qui ne se verront pas attribuer un numéro Inami à la fin de leur cursus, faute de place.

Alors quand un rapport du SPF Santé vient indiquer qu’en 2015, 41% des numéros Inami étaient attribués aux étudiants étranger, ça la fout mal. En tout, on parle de 267 étudiants principalement italiens, français, néerlandais et espagnols, selon la députée Catherine Fonck, dans des propos répercutés par Le Soir.

Un véritable « appel d’air » selon la députée. En effet, dans leur cas, le gouvernement fédéral ne peut pas imposer de limite. C’est l’Union européenne qui l’interdit en vertu de la libre circulation des personnes.

Un test linguistique

Catherine Fonck voit néanmoins déjà plus loin et appelle à lancer un test linguistique et de compétences pour ces étudiants étrangers, permettant d’être « exigeant sur la qualité des soins donnés ». De son côté, la ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block (CD&V), indique au Soir plancher sur l’instauration d’un examen linguistique.

On rappellera enfin qu’il manque cruellement de médecins généralistes en Wallonie. Le métier y est d’ailleurs entré pour la première fois dans la catégorie « pénurie » en juillet dernier.

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