La partie n’est pas finie: Kim Jong-un veut plus d’ogives nucléaires, tandis que les États-Unis prennent de nouvelles sanctions

La partie n’est pas finie: Kim Jong-un veut plus d’ogives nucléaires, tandis que les États-Unis prennent de nouvelles sanctions

Les relations ne sont toujours pas au beau fixe entre la Corée du Nord et les États-Unis. Alors que Washington a décidé de prendre de nouvelles sanctions à l’égard de Pyongyang, Kim Jong-un a, lui, ordonné à son pays de construire davantage d’ogives (ou têtes) nucléaires de missiles balistiques intercontinentaux, donc à longue portée.

La tension semble monter à nouveau entre les États-Unis et la Corée du Nord. Début août, Pyongyang menaçait d’attaquer l’île américaine de Guam dans le Pacifique, après que Donald Trump promettait son “feu” et sa “colère”, mais avait finalement décidé de mettre en pause son plan. Une “retenue” que le secrétaire d’État américain Rex Tillerson et le président Donald Trump avaient saluée. Mais si tu pensais que les relations s’étaient radoucies entre les deux, ce n’est visiblement pas le cas.

En effet, le leader nord-coréen Kim Jong-un est allé faire un tour à l’Institut de matériaux chimiques de l’Académie des sciences de défense nationale (ANDS), chargé entre autres de développer les missiles du pays. Là-bas, “il a donné l’ordre de produire plus de moteurs de fusées à carburant solide et d’ogives de fusées”, rapporte ce mercredi l’agence de presse officielle KCNA.

Des missiles de longue portée

Autrement dit, le dictateur exige de nouvelles ogives de missiles à longue portée, les tests nucléaires ne devraient donc pas s’arrêter de si tôt. Alors même que l’ONU a imposé début du mois d’août de nouvelles sanctions drastiques à la Corée du Nord suite à ses tirs à répétition et à un récent rapport du renseignement américain comme quoi elle disposerait désormais de 30 à 60 ogives nucléaires capables d’être larguées sur de longues distances, faisant donc d’elle une puissance nucléaire à part entière et une menace pour la communauté internationale.

Pour rappel, Pyongyang a mené en juillet deux tirs d’essais réussis de missiles ICBM, supervisés par Kim Jong-un. Or, ceux-ci pourraient atteindre une bonne partie du continent américain, selon les experts.

Nouvelles sanctions américaines

Pendant ce temps, du côté des États-Unis, le gouvernement de Trump reste sur ses gardes et a décidé hier de prendre de nouvelles sanctions commerciales contre Pyongyang, mais en visant Pékin et Moscou. Le Trésor américain a pointé du doigt dix entreprises et six individus chinois et russes, accusés d’apporter leur aide financière à la Corée du Nord en important notamment du charbon. Tous les biens et avoirs de ces personnes ont désormais été gelés par le département du Commerce, tandis que les citoyens américains ne sont pas autorisés à commercer avec elles.

“Le département du Trésor continuera d’accroître sa pression sur la Corée du Nord en visant ceux qui soutiennent le développement des programmes nucléaire et balistique et en les isolant du système financier américain”, a ainsi déclaré le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, dans un communiqué relayé par la presse américaine. “Il est inacceptable que des individus ou des entreprises en Chine, en Russie ou ailleurs permettent à la Corée du Nord de générer des revenus utilisés pour développer des armes de destruction massive”, a-t-il précisé.

À n’en pas douter, les pourparlers “à un moment donné dans un futur proche” entre Washington et Pyongyang, que Rex Tillerson espère depuis quelques jours, ne pourraient jamais aboutir, ou dans un avenir très lointain.

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