La Commission européenne croit qu’elle peut résoudre la crise migratoire avec 12.7 millions d’euros 

Depuis janvier 2015, le taux d’immigration en mer Méditerranée a augmenté de 78%. L’Union européenne a tenté de résoudre le problème que génère l’accueil de ces réfugiés par divers moyens. Le dernier? Verser 12.7 millions d’euros à un fond d’urgence pour la Grèce.

Pour résoudre le problème lié à l’afflux massif des réfugiés, l’Union européenne a créé un fond d’urgence de 12.7 millions d’euros pour soutenir la Grèce. Cette somme a été donnée par l’AMIF, le Fonds pour l’asile, les migrations et l’intégration. Elle devrait servir à construire 8.000 nouvelles places d’accueil en Grèce. Ces places seront en fait des maisons préfabriquées, posées dans les régions de l’Attique et de la Macédoine centrale.

Selon le commissaire Dimitris Avramopoulos, « l’octroi de 12,7 millions d’euros pour mettre en place de nouvelles structures d’accueil est un autre signe de la solidarité et du soutien fort de l’UE envers la Grèce dans ses efforts pour gérer les flux migratoires sans précédent dans le pays. Il aidera la Grèce à atteindre l’objectif de croissance en augmentant sa capacité d’accueil de 50.000 places. »

L’AMIF et les ONG

Créé par l’Union européenne, l’AMIF est un fonds de 3,137 milliards d’euros qui doit couvrir la période allant de 2014 à 2020. L’objectif principal de sa création est de résoudre les problèmes liés à l’immigration dans les pays européens. Jusqu’ici, la Commission européenne a puisé dans ce fonds pour aider directement la Grèce ou pour soutenir des organisations qui s’occupent de préparer des lieux d’accueil et de mettre en place des abris pour les réfugiés.

En 2015, la Commission a ainsi versé 146 millions d’euros aux autorités grecques ainsi qu’à des ONG comme IOM et UNCHR, soit l’Organisation internationale pour la migration et l’agence des Nations Unies pour les réfugiés.

Une crise qui empire chaque jour

Cependant, le problème est loin de se résoudre. Contraints de fuir la guerre en Syrie, les réfugiés sont chaque fois plus nombreux. Les pays voisins commencent à ne plus vouloir les accueillir. Erdogan, le président de la Turquie, a menacé l’Europe de lui envoyer « ses migrants ». Certains pays comme la Hongrie construisent des murs, tandis que d’autres, comme la Finlande, refusent d’accueillir de nouveaux réfugiés.

L’UE a promulgué une loi qui interdit aux personnes « non-certifiées » de venir en aide aux migrants en mer Méditerranée. Cette directive amène plus de tracas aux ONG sur place qu’autre chose. Pour tenter de résoudre le problème, Frontex, l’agence qui surveille les frontières européennes, a déjà sollicité l’aide de l’OTAN. Malheureusement, la question semble loin d’être résolue.

Sources: Commission Européenne
Plus
Lire plus...