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Le Japon a un objectif: envoyer un « non-américain » sur la Lune


© Soichi Noguchi, un astronaute japonais ayant déjà effectué trois séjours à bord de l’ISS. (Japan Aerospace Exploration Agency) astronaut and Expedition 64 Flight Engineer SOICHI NOGUCHI is pictured during training activities on the robotics work station, which controls the Canadarm2 robotic arm, located inside the International Space Station’s U.S. Destiny laboratory module.

Les années 2020 doivent être celles du retour de l’Homme sur la Lune, plus de 50 ans après Apollo 17. Le Japon veut en faire partie.

Ce mardi, le Japon a fait part de ses ambitions spatiales pour les années à venir, en dévoilant un nouveau calendrier, rapporte Reuters. Parmi ses projets, le pays asiatique vise à envoyer le premier non-Américain sur la Lune, d’ici la seconde moitié de la décennie. Cela doit se faire dans le cadre du programme Artemis.

« Non seulement l’espace est une frontière qui donne aux gens des espoirs et des rêves, mais il constitue également une base cruciale pour notre société en ce qui concerne notre sécurité économique », a déclaré le Premier ministre Fumio Kishida lors d’une réunion visant à finaliser le plan.

Le programme Artemis est initiative internationale dirigée par les États-Unis, qui vise à renvoyer des astronautes sur la Lune. Des Européens, des Canadiens, des Australiens ou même des Emiratis pourraient également s’envoler via ce projet, mais on ne sait pas encore quel pays aura la primeur de succéder aux USA. Ce que l’on sait, par contre, c’est qu’une femme et qu’un homme de couleur seront de la partie. Jusqu’à présent, seuls 12 hommes, tous américains et blancs, ont foulé le sol lunaire, lors de six missions qui se sont succédé entre 1969 et 1972.

Le premier atterrissage d’astronautes sur la Lune via Artemis est prévu pour 2025, un an plus tard que ce qui avait été envisagé initialement.

Une sonde sur Mars en 2024

Parmi ses autres objectifs, le Japon a annoncé vouloir lancer une sonde pour explorer Mars en 2024, ainsi que trouver des moyens de produire de l’électricité solaire dans l’espace.

Ces annoncent interviennent une semaine après que le milliardaire japonais Yusaku Maezawa soit revenu sur Terre après avoir passé 12 jours à bord de la station spatiale internationale, devenant ainsi le premier touriste de l’espace à se rendre au sein de l’ISS depuis plus de dix ans.

Notons qu’une course spatiale semble s’être plus que jamais lancée en Asie. Si le Japon veut devenir le premier pays à envoyer un non-Américain sur la Lune, il pourrait très bien se faire devancer par la Chine. Partie bien après ses concurrents, elle est occupée à déployer de gigantesques efforts pour rattraper son retard. Ce qui pourrait bien lui permettre de couper l’herbe sous le pied de son voisin asiatique, voire des autres puissances spatiales.

La Chine compte en tout cas elle aussi envoyer un Homme sur la Lune avant la fin de la décennie. Rappelons qu’en mai dernier, elle est devenue le deuxième pays à envoyer un rover sur Mars, deux ans après avoir posé le premier engin spatial sur la face cachée de la Lune, Chang’e 4.

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