En France, la moitié des policiers et des militaires seraient prêts à voter pour l’extrême-droite et Marine Le Pen

En France, la moitié des policiers et des militaires seraient prêts à voter pour l’extrême-droite et Marine Le Pen

Selon une vaste étude menée par le Cevipof, le Centre français de recherches politiques, 47% des policiers et militaires français seraient prêts à voter pour Marine Le Pen.

À quatre mois des élections présidentielles françaises, les instituts de sondage cherchent à deviner quel candidat a le plus de chance d’être élu. Une enquête menée par le Cevipof, le Centre de recherches politiques de Sciences Po, s’est penchée sur le cas des 5,7 millions de fonctionnaires français.

Étonnamment, les deux candidats prisés par la fonction publique sont bien à droite: Marine Le Pen (Front National) et François Fillon (les Républicains) récoltent à eux deux entre 37 et 44% des intentions de vote des fonctionnaires. Et parmi eux, il y a les policiers et militaires. 47% de ces forces de sécurité françaises se disent prêtes à voter pour la candidate d’extrême-droite.

La gauche perd du terrain

Ces chiffres ont de quoi surprendre. En mai 2016, les salariés de la fonction publique française étaient plutôt du côté de la gauche. 41% se disaient pour un candidat de gauche. Et après que François Fillon a déclaré, en novembre, qu’il comptait supprimer quelques 300.000 postes publics, les instituts de sondages s’attendaient à voir ces salariés donner leur vote à la gauche.

Mais non. Il n’y a qu’un seul groupe de fonctionnaires qui semble plus enclin à voter à gauche, principalement pour Manuel Valls (Parti socialiste) et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise): ce sont les professeurs. Mais comme le relève Reuters, Mélenchon est « loin de pouvoir compenser l’attractivité des candidats porteurs des valeurs de la droite conservatrice » et Valls n’arriverait qu’en cinquième position au premier tour, rapporte Les Échos.

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