En 2050, les villes de l’hémisphère nord comme Bruxelles ressembleront à celles de l’Australie

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Une nouvelle étude alarmiste sur le climat vient d’être publiée par une équipe de chercheurs de Zurich. Ils se sont intéressés aux situations météos des grandes villes du monde. Que dire à part que ça risque d’être le chaos?

A quoi ressembleront les grandes villes du monde en 2050 en se basant sur le scénario le plus optimiste du réchauffement climatique? C’est la question que se sont posés des chercheurs de l’université ETH à Zurich. Ils se sont donc basés sur le scénario le plus optimiste du réchauffement et ont fait leurs prédictions, publiées dans la revue PLOS ONE.

Selon eux, le climat à Londres ressemblera à celui de Madrid aujourd’hui. Stockholm sera comme Budapest, et Paris comme Canberra. Et encore, c’est sans doute le moins grave même si cela implique pas mal de conséquences. Car ce sont bien les villes situées dans les régions tropicales qui vont prendre véritablement cher. Des villes comme Kuala Lumpur, Jakarta ou Singapour vivront de pus en plus de catastrophes naturelles.

Le monde à l’envers

Pour faire leurs projections, les chercheurs ont volontairement imaginé que les émissions de CO2 se stabiliseront au milieu du siècle (ce qui n’est pas gagné pour l’instant), de façon à limiter la hausse de température moyenne du globe à 1,4°C par rapport à la période pré-industrielle (le monde en est à environ +1°C).

L’équipe de chercheurs a ensuite comparé les grandes villes du monde avec celles du futur pour établir des estimations tangibles sur les changements à venir. Globalement en 2050, les villes de l’hémisphère nord ressembleront, en termes de climat évidemment, aux villes actuelles qui se trouvent à 1.000 kilomètres plus au sud.

Les auteurs de l’étude estiment que 77% des villes du monde verront leur climat changer de façon “frappante”. Tandis que les autres seront confrontées à des conditions météorologiques et climatiques complètement nouvelles. En Europe, les étés et les hivers seront respectivement plus chauds de 3,5 et 4,7 degrés. Un des chercheurs, le Belge Jean-François Bastin, estime d’ailleurs qu’en 2060, il sera impossible de cultiver du blé sur le plat pays puisque les températures ne descendront plus sous zéro, condition primordiale pour faire pousser ce céréale.

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