Durant un sommet de l’UE, un ministre belge aurait déclaré : ” Renvoyons les réfugiés à la mer et tant pis s’ils se noient. “

Durant un sommet de l’UE, un ministre belge aurait déclaré : ” Renvoyons les réfugiés à la mer et tant pis s’ils se noient. “

Le ministre de l’immigration grec Ioannis Mouzalas a fait de graves accusations à Newsnight, un programme d’actualité de la BBC. Selon lui, le ministre de l’Intérieur belge aurait proposé comme solution au problème des réfugiés de simplement les ” repousser à la mer.” 

Mouzalas semblait certain de ce qu’il avançait. Le présentateur de Newsnight pouvant à peine croire ce qu’il entendait, il lui a reposé la question : ” Voulez-vous dire que les Belges ont suggéré de les renvoyer à la mer ? “

Mouzalas a alors répété ce que le ministre aurait dit : ” I don’t care if you drown them … push them back “. On ne sait pas de quel ministre il parlait. Il semblait pointer le ministre de l’Intérieur mais Jan Jambon n’était pas présent au meeting. Par contre, Theo Francken, le secrétaire d’État à l’Asile et aux Migrations, y était.

” Les Belges ont dit ” go against the law. I don’t care if it’s illegal. Just push them back ” a encore raconté Mouzalas à la télévision anglaise.Heureusement, il n’y avait pas d’autres ministres. “

Camp de réfugiés

Mouzalas a également fait des révélations à la télévision grecque. Ainsi, toujours lors de la réunion des ministres de l’UE à Amsterdam, les ” Belges ” auraient proposé de créer un camp à Athènes pour 300.000 réfugiés et migrants. ” An unbelievable minister proposed setting up a camp for 300,000 refugees in Athens and referred to the possibility of leaving the Schengen zone and pushing back into the sea, which is illegal and constitutes a criminal act ” a déclaré Mouzales sur SKAI TV.

Lundi et mardi, lors du sommet d’Amsterdam qui réunissait les ministres européens de l’Intérieur et de la Justice, les Grecs souhaitaient soulever la question de l’allègement de la dette extérieure de leur pays mais le débat a finalement tourné autour de la crise des réfugiés. Apparemment, les Grecs n’ont pas trop apprécié.

Articles sponsorisés