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Des fissures compromettent l’avenir de l’ISS et on ne sait pas d’où elles proviennent: « c’est inquiétant »


© ISOPIX

Déterminer l’origine de ces fissures est primordiale pour l’astronaute à la retraite Bill Shepherd, surtout si la mission de la Station spatiale internationale devait être prolongée après 2024, année où cette dernière est sensée, elle aussi, prendre sa retraite après plus de vingt ans de bons et loyaux services.

La Station spatiale internationale présente un certain nombre de fissures, toutes concentrées sur le module russe Zarya, a révélé le directeur de vol du segment russe de l’ISS, Vladimir Soloviev, en août dernier. Fort heureusement, à l’heure actuelle, ces fissures ne représentent pas un danger pour les astronautes, avait indiqué la NASA à la suite de ces révélations. L’agence américaine avait d’ailleurs indiqué le mois dernier qu’aucun nouveau site de fuite potentiel n’avait été détecté. Une déclaration rassurante qui n’a pas convaincu l’ancien astronaute de la NASA Bill Shepherd.

Lors d’une audience devant les représentants du Congrès, l’homme a en effet indiqué qu’il « y a probablement d’autres fissures que nous n’avons pas encore trouvées » sur l’ISS. « Pour autant que je sache, les ingénieurs russes et ceux de la NASA – ils l’ont analysé – ne comprennent pas exactement pourquoi ces fissures apparaissent maintenant », a souligné Bill Shepherd.

Un danger pour l’avenir de l’ISS ?

L’astronaute à la retraite a tout de même précisé que la demi-douzaine de fissures « assez petites », qui « ressemblent à des rayures sur la surface de la plaque d’aluminium » de l’ISS ne représentait pas un problème sérieux à l’heure actuelle. Pourtant, selon Vladimir Soloviev, leur présence seule est mauvais signe. « C’est inquiétant et cela suggère que les fissures commenceront à s’étendre avec le temps », avait-il indiqué, comme l’avait rapporté Reuters en août.

Le fait que les ingénieurs russes et de la NASA ne savent pas expliquer l’origine de ces fissures suggère qu’elles ne sont pas le résultat d’une collision avec des débris spatiaux. Pour l’ancien astronaute, déterminer leur origine est primordial, surtout si la mission de l’ISS était prolongée jusqu’en 2028.

« Faire toute la lumière sur cette affaire est une question assez sérieuse », a déclaré Shepherd. « Je ne pense pas que la station soit en danger immédiat. Mais avant d’autoriser la station à fonctionner pendant encore tant d’années, nous devrions mieux comprendre ce problème. »

Une station vieillissante

L’âge avancé de la Station spatiale internationale pourrait tout simplement expliquer ce problème de fissures. Après plus de 20 ans de bons et loyaux services, il parait normal que la station présente des traces d’usures.

La partie russe de l’ISS – qui a connu plusieurs problèmes ces derniers temps – abrite d’ailleurs les composants les plus anciens. « Il y a déjà un certain nombre d’éléments qui ont déjà été sérieusement endommagés et sont hors service. Beaucoup d’entre eux ne sont pas remplaçables. Après 2025, nous prévoyons une défaillance de nombreux éléments à bord de l’ISS », aurait indiqué Soloviev à l’Académie des sciences de Russie, selon plusieurs médias locaux.

Cependant, des éléments plus récents rattachés à la station présentent également des soucis. En juillet dernier, le module-laboratoire russe Nauka a fait légèrement dériver l’ISS, suite au rallumage involontaire de réacteurs.

Ces différents signes n’indiquent-ils pas qu’il est temps que la Station spatiale internationale prenne sa retraite ? Son avenir à long terme n’est en tout cas pas garanti.

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