Ça devient sérieux là! Donald Trump compte bien annuler les accords de Paris sur le climat s’il est élu président

Ça devient sérieux là! Donald Trump compte bien annuler les accords de Paris sur le climat s’il est élu président

On ne connaissait pas trop la politique de Donald Trump en matière d’énergie, nous voilà servis! Son leitmotiv: faire des Etats-Unis un pays totalement indépendant énergétiquement. Sa première cible? Les accords de Paris. Soit dit en passant, une nouvelle étude sortie il y a quelques jours indique que la température moyenne pourrait monter de 10°C d’ici 2300…

Donald Trump l’a donc déclaré hier à Bismark, dans le Dakota du Nord: “je vais annuler l’accord de Paris sur le climat.” Selon lui, ces accords vont “tuer l’emploi et le commerce” et donnent à des bureaucrates étrangers un pouvoir trop important. Un pouvoir qui leur permet de contrôler “la quantité d’énergie que nous pouvons consommer dans notre pays. Et ça il n’en est pas question! ” Pour rappel ces accords ont été adoptés lors de la COP 21 en décembre dernier et visent à limiter le réchauffement climatique.

Il veut se débarrasser de certaines régulations qui empêchent les Etats-Unis d’être indépendants énergétiquement. Et comment compte-t-il convaincre les Américains? En leur promettant plus d’emplois dans le secteur de l’énergie. Il veut pour cela déréguler le marché pour exploiter au maximum les ressources présentes dans le sous-sol américain.

Et bien oui, parce que Donald Trump ne compte pas s’arrêter aux accords de Paris. Son but est aussi de revenir sur toutes sorte de décisions intérieures prises par Obama et qui concernent globalement l’environnement. Là encore, son argument massue est de créer de l’emploi en plus de l’indépendance énergétique.

Oléoduc, fracturation hydraulique et charbon

Il s’agit par exemple de remettre en selle l’oléoduc de Keystone XL, qui doit relier le Canada au Golfe du Mexique pour transporter le sable de l’Alberta vers les raffineries américaines. Même credo pour l’exploitation du gaz de schiste: “Si nous ne développons pas la fracturation hydraulique, nous resterons dépendants du Moyen-Orient pour notre énergie.” Il parle ici de l’exploitation du schiste pour en obtenir du pétrole.

Le milliardaire veut aussi revenir sur les décisions prises par Obama en vue de limiter l’exploitation du charbon. “Les régulations qui ferment des centaines de centrales à charbon et bloquent la construction de nouvelles, quelle stupidité”, a-t-il ajouté. Il prévient les Américains que si Hillary Clinton était élue à la Maison Blanche, les choses iraient encore “beaucoup plus mal” pour le secteur. La candidate démocrate veut également limiter l’industrie du charbon et la fracturation hydraulique. Et elle penche franchement pour le renouvelable, ce qui ne semble pas être le cas du tout du candidat républicain. Lui pense que toutes ces mesures conduiraient à l’appauvrissement des Américains.

10 degrés

Plus tôt cette semaine, un nouvelle étude fait état de résultats inquiétants: si nous utilisons toutes les réserves connues de combustibles fossiles, la température moyenne de l’atmosphère devrait se réchauffer de 10°C. Dans certaines régions du monde, comme les pôles, la température pourrait augmenter de 20°C d’ici 2300. L’étude poursuit en disant que pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C (accords de Paris), au moins 80% des réserves connues en pétrole, en gaz et en charbon devront rester là ou elles sont.

Le réchauffement climatique? “inexistant”

Katarzyna Tokarska et ses collègues de l’Université de Victoria au Canada ont calculé que si nous continuons à consommer ces combustibles fossiles de manière effrénée, l’émission de CO2 devrait atteindre quelques 5.000 milliards de tonnes.

Donald Trump a lui une longue relation de déni vis à vis du réchauffement climatique. Il a d’ailleurs comme conseiller, Kevin Kramer, un climatosceptique de longue date. Le jargon de Donald Trump pour évoquer le réchauffement climatique? “un canular complet”, “une pseudoscience”, “inexistant” et “des conneries”… Bref, on comprend mieux.

Source: Le Monde

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