Ça continue: Pénélope Fillon se fait enfoncer par son ex-collègue, payée près de 6.000 euros de moins qu’elle chaque mois

Ça continue: Pénélope Fillon se fait enfoncer par son ex-collègue, payée près de 6.000 euros de moins qu’elle chaque mois

François Fillon continue de galérer à trouver des soutiens pour confirmer sa version des faits. Cette fois, c’est son ex-assistante parlementaire (à mi-temps) qui vient l’enfoncer un peu plus: elle affirme à nouveau qu’elle n’a “jamais” travaillé avec Pénélope Fillon, qui était censée être sa collègue. Pourtant, cette dernière gagnait 6.900 euros brut par mois, contre 607 euros pour l’autre attachée parlementaire…

Jeanne Behre-Robinson est devenue célèbre bien malgré elle. Et elle s’en serait bien passée. Le 23 janvier dernier, elle répondait aux questions du Canard enchaîné et avouait qu’elle n’avait “jamais travaillé avec Pénélope Fillon”.

Problème: les deux femmes étaient censées être collègues et toutes les deux assistantes parlementaires de François Fillon à partir de 2005 puis de Marc Joulaud, successeur de Fillon comme député de la Sarthe. Un témoignage qui a appuyé les accusations d’emploi fictif concernant la femme du candidat des Républicains.

Collègue, vraiment?

Elle se faisait discrète depuis, avant de sortir du silence ce mercredi dans Le courrier de l’Ouest. Elle a de nouveau expliqué qu’elle n’avait “pas travaillé” avec Pénélope Fillon, du moins “pas directement”. Mais cela “ne veut pas dire qu’elle ne travaillait pas” pour son mari, ajoute Jeanne Behre-Robinson.

Autre problème qui ressort de cette interview: l’écart de salaire entre les deux femmes. Alors qu’elle travaillait à mi-temps pour Fillon, Jeanne Behre-Robinson touchait 607 euros par mois. Pénélope Fillon, à temps plein, avait un salaire de… 6.700 euros brut sur la même période. Alors OK, peut-être qu’elles ne faisaient pas le même travail auprès du député de la Sarthe, mais quand même.

Concernant les activités de Pénélope Fillon, son “ex-collègue” a donné quelques détails. “Je l’ai côtoyée sur des réceptions, quand j’emmenais des groupes à Paris, elle était là. Je la voyais mais, en même temps, vu mes fonctions, je n’avais pas à travailler avec elle non plus”, explique-t-elle, ajoutant: “Auprès de François Fillon, quand il n’était pas là, moi je produisais plutôt des courriers ou des choses comme ça. Et vu la manière dont les choses étaient organisées, je n’avais pas à la croiser”. De sacrées différences au final pour deux assistantes parlementaires

Ce témoignage semble à nouveau très maladroit. Si Jeanne Behre-Robinson tente de défendre Pénélope Fillon, c’est quelque peu raté. Elle l’enfonce plus qu’autre chose et cela ne va pas faire les affaires du camp Fillon…

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