Bye-bye le RER en 2017? Infrabel va se serrer la ceinture et pas qu’un peu

Bye-bye le RER en 2017? Infrabel va se serrer la ceinture et pas qu’un peu

Pour la période 2016-2020, Infrabel n’investira que 4,4 milliards d’euros pour concrétiser tous ses projets. C’est presque 2 milliards d’euros en moins que ce qu’il avait prévu. Le projet du RER sera donc très certainement abandonné.

Si tu pensais pouvoir te déplacer plus vite et plus facilement autour de Bruxelles l’année prochaine, c’est raté. Après des semaines de retard, le gestionnaire du réseau Infrabel a enfin rendu son plan d’entreprise 2016-2020 au ministre de la Mobilité François Bellot (MR). Et c’est le gros serrage de ceinture. Pour toute cette période, il n’investira que 4,4 milliards d’euros au lieu des 6,2 milliards initialement prévus. C’est ce que rapporte L’Écho. Du coup, le projet du RER passera sûrement à la trappe.

À moins que François Bellot trouve une solution miracle pour dégager plus de budgets, le réseau express régional (RER) ne sera jamais prêt en 2017. Grâce à ses quatre voies, il aurait dû te permettre d’entrer et de sortir de Bruxelles plus rapidement qu’en prenant le train, le bus, le métro ou le tram. Et les économies ne s’arrêtent pas là. Infrabel prévoit aussi de diminuer son équipe de presque 3.000 travailleurs alors qu’il est déjà en sous-effectif par rapport à ses besoins.

La faute à quoi?

Infrabel reçoit chaque année une dotation publique par l’État. Mais cette enveloppe passera de 855 millions en 2016 à 808 millions en 2020. Le gouvernement lui demande aussi de diminuer ses frais de 3,6 milliards d’euros. Et c’est Infrabel qui doit se serrer le plus la ceinture: il devra réaliser 61% des économies contre 39% pour la SNCB.

Selon L’Écho, le patron d’Infrabel Luc Lallemand aurait confié son désespoir à tout son personnel. Avec cette enveloppe réduite, il préfère donner la priorité au remplacement des infrastructures vieillissantes plutôt qu’à de nouveaux projets. Il prévoit donc d’investir 2,5 milliards d’euros dans des travaux qui devraient améliorer la ponctualité et la sécurité dans la circulation des trains.

Mais en attendant, sa dette va encore augmenter de 200 millions d’euros en 2020.

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