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Après un été meurtrier, les pays méditerranéens s’unissent pour faire face à la crise climatique


© Crédit: AP Photo/Noah Berger via ISOPIX

Si l’été a été plus que clément en Belgique, ce ne fut pas le cas dans les pays méditerranéens qui ont, une fois de plus, fait face à une période estivale des plus extrêmes. Le nombre de feux de forêt a explosé. Un phénomène croissant qui a poussé ces pays à s’unir pour lutter plus efficacement contre le réchauffement climatique.

Cette année encore, l’été s’est montré particulièrement ardent dans les pays encerclant la Méditerranée. Les fortes chaleurs dans la région ont provoqué de nombreux feux de forêt, poussant des milliers d’habitants à quitter leur foyer et les pompiers à travailler sans relâche. Malheureusement, malgré les efforts, de nombreuses personnes ont perdu la vie dans ces incendies. Un été une nouvelle fois meurtrier qui a poussé les pays méditerranéens à s’unir pour tenter de décélérer le phénomène dans la région.

Les dirigeants de différents pays de la région ont signé une déclaration commune pour intensifier leurs efforts pour faire face aux conditions météorologiques extrêmes.

« C’est la première fois que les pays méditerranéens se réunissent pour faire face à une menace commune aussi incroyable et c’est extrêmement important », a déclaré Eleni Myrivili, la responsable de la chaleur de la capitale grecque à ce propos. Selon elle, la collaboration entre les pays du pourtour de la Méditerranéenne pour renforcer leurs défenses contre les catastrophes naturelles est un accord de grande ampleur, mais également profond qui pourrait véritablement changer la donne.

Les chefs d’État français, espagnol, italien, portugais, chypriote, maltais, slovène et croate ont reconnu qu’une action mondiale urgente et ambitieuse était plus que nécessaire aujourd’hui pour offrir un avenir sûr, prospère et durable aux générations futures.

« Les incendies de forêt dévastateurs de l’été ont eu des conséquences tragiques pour les pays méditerranéens… la crise climatique n’est plus une menace lointaine ; il a atterri fermement sur nos côtes », a déclaré le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis.

Le manifeste signé à Athènes reprend toute une liste d’engagements en matière de biodiversité, de gestion des forêts, d’environnement marin, de protection civile et de prévention. Les différents pays ont également appelé à une intégration plus étroite des politiques relatives au changement climatique au sein de l’Europe, ainsi qu’à une coopération renforcée entre les pays pour faire face aux catastrophes naturelles au sein de l’UE.

Une déclaration insuffisante

Bien que la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, s’est montrée particulièrement favorable à cette initiative, d’autres la jugent insuffisante. Pour la première responsable de la chaleur urbaine d’Europe, Eleni Myrivili, l’absence de toute mention du rôle des villes dans la lutte contre le dérèglement climatique est un « oubli choquant ». Selon elle, cela « trahit le manque de coordination qui existe encore entre les politiques gouvernementales nationales et les politiques municipales en matière de changement climatique ».

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