A Courtrai: les-gens vont voter en ligne pour fixer ou non un dimanche par mois sans voiture

C’est une première en Belgique. La ville de Courtrai va tester une sorte de référendum en ligne.

Le référendum n’existe pas en Belgique. Nous avons choisi la démocratie représentative. Mais il existe bien des consultations populaires. En gros, le politique demande à la population son avis et en fait ce qu’il veut. Non-contraignante, la consultation populaire sert néanmoins de grosse indication.

Vers une démocratie plus participative

À Courtrai, l’équipe du bourgmestre Vincent Van Quickenborne (Open VLD) entend aller un pas plus loin: une grande consultation en ligne pour initier (ou non) un dimanche par mois sans voiture sera lancée. “C’est la meilleure façon d’évoluer vers la démocratie participative”, réagit une échevine dans des propos tenus dans Het Laaste Nieuws.

Ce référendum électronique, une première en Belgique, aura lieu la semaine du 14 octobre prochain. Toute personne d’au moins 16 ans et domiciliée à Courtrai pourra donner son avis. Mais comme indiqué plus haut, même s’il est effectué en ligne, ce référendum est en fait une consultation populaire.

Son résultat ne sera donc pas contraignant, même si on suppose que le politique suivra l’avis de la population. “Il faut donner aux citoyens un droit de parole direct. Le vote numérique est très rapide et facile”, poursuit l’échevine dont les propos ont aussi été relayés par la VRT.

Concrètement, les Courtraisiens recevront un code pour voter. Ils pourront ensuite se connecter à un site sécurisé et y voter de manière anonyme. Simple et pas très cher. Pour être validée, la consultation devra atteindre les 2.000 participants.

Les précédents, ici et ailleurs

L’inspiration est Suisse, qui possède un système politique de démocratie semi-directe. On se souvient par exemple du référendum contre les minarets qui avait fait grand bruit en 2009.

En Belgique, la consultation populaire la plus marquante a sans aucun doute été la question royale en 1950. 58% des Belges se sont dits favorables au retour du roi Léopold III, parti en exil durant la guerre. Pour rappel, la majorité des Wallons avaient dit “non” à cette époque contre une écrasante majorité du “oui” (72%) au nord du pays. La plupart des autres consultations populaires se sont faites au niveau communal.

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