Une bactérie pour lutter contre l’obésité et le diabète? C’est l’énorme découverte faite par des chercheurs de l’UCL

Une bactérie pour lutter contre l’obésité et le diabète? C’est l’énorme découverte faite par des chercheurs de l’UCL

Le Pr Patrice Cani et son équipe viennent peut-être de faire un pas déterminant dans la lutte contre l’obésité et le diabète. Ils sont parvenus à arrêter chez des souris le développement des deux maladies hyper rependues dans nos sociétés occidentales. Leurs travaux viennent d’être publiés dans la prestigieuse revue scientifique Nature Medecine.

On vient de prendre connaissance d’une double première mondiale: la bactérie, Akkermansia muciniphila, serait capable d’endiguer l’obésité et le diabète (de type 2). Pour arriver à un tel résultat, ces chercheurs de l’Université catholique de Louvain (cocorico!), ont réalisé deux traitements distincts basés sur cette bactérie et qu’ils ont administré à des souris.

Résultat? Les deux maladies ont stoppé leur développement au sein des animaux. Les premiers résultats sont donc très impressionnants: la bactérie en question “permet non seulement de corriger la maladie mais aussi de la prévenir, une première mondiale”, témoigne Patrice Cani pour la Libre Belgique.

Applicable chez l’homme?

Reste à savoir si tout cela est transposable chez l’homme. Les premiers tests sont en tout cas concluants, toujours selon le Pr Cani: “Depuis décembre 2015, des tests cliniques sont menés chez l’homme aux Cliniques universitaires Saint-Luc, dans une cohorte de personnes présentant des facteurs de risques cardiovasculaires (surpoids, obésité, trop de cholestérol ou encore un diabète de type 2). Ils viennent de franchir la première étape, celle de la sécurité qui a montré que la bactérie ne semble pas induire d’effets secondaires.”

Pour ce qui est de l’efficacité, le Professeur ne peut pas encore se prononcer par contre.

Un médicament?

Mais le but est clairement de créer un futur médicament. Même s’il ne faut pas s’emballer trop vite: “On ne s’attend bien sûr pas d’emblée à traiter le diabète ou l’obésité, évidemment. Mais si l’on a déjà des paramètres améliorés sur le taux de sucre dans le sang et le taux de cholestérol, ce serait déjà bingo en soi! Et s’il y a plus, tant mieux”, se félicite le Professeur Cani.

Pour le traitement à proprement parler, “si l’on devait avoir des effets positifs chez l’homme (ce que l’on ne saura que fin de l’année prochaine), le développement d’un produit à base d’Akkermansia, que ce soit un accompagnement préventif ou un traitement thérapeutique, prendra encore quelques années, conclut Patrice Cani, toujours pour La Libre.

En chiffres

On rappellera enfin qu’aujourd’hui, plus d’un belge sur trois est en surpoids et près d’un sur cinq est obèse. Et selon un rapport qui date de 2012 établi par les mutualités chrétiennes, un million de belges pourraient être diabétiques d’ici 2030.

Pour toutes infos complémentaires sur le diabète en Belgique, tu peux te rendre ici, concernant l’obésité, c’est par ici.

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